Comment gagner avec les actions : résumé du livre de William O’Neil

Comment gagner avec les actions
  • Titre original:How to Make Money in Stocks: A Winning System in Good Times and Bad, Fourth Edition
  • Auteur: William J. O’Neil
  • Kindle Edition:464 pages
  • Editeur:McGraw-Hill Professional
  • Langue:Anglais

Comme vous le savez, j’ai découvert William O’Neil et sa méthode d’investissement CAN SLIM il n’y a pas très longtemps en vous en parlant dans l’article « Je suis pas mort… seulement amoureux!« . Voilà donc la première partie du livre qui explique sa méthode d’investissement que je trouve excellente! Je vous laisse découvrir par vous-mêmes 😉

Présentation du livre

Tout le monde peut apprendre à investir efficacement grâce à ce système d’investissement qui a fait ses preuves.

Avec n’importe quel type de marché, le bestseller “Comment gagner avec les actions” de William J. O’Neil, a déjà montré à plus de 2 millions d’investisseurs les secrets pour construire une fortune. Le puissant système d’investissement appelé CAN SLIM® a influencé des générations d’investisseurs. La méthode suit 7 étapes solides qui permettent de minimiser les risques et de maximiser les profits.

Basée sur une étude approfondie des actions star sur les marchés de 1880 à 2009, cette quatrième édition apporte:

  • Des techniques éprouvées pour trouver des actions performantes avant qu’elles grimpent considérablement.
  • Des astuces pour choisir les meilleures actions, fonds communs de placement et ETFs pour maximiser les gains.
  • 100 nouveaux graphiques pour détecter les tendances d’aujourd’hui les plus profitables.
  • Plus des stratégies pour éviter les 21 erreurs les plus fréquemment commises pas les investisseurs!

Résumé du livre

Partie 1: Un système gagnant

Introduction – Il faut apprendre et profiter des super gagnants des 100 dernières années aux USA

Pour gagner avec les actions, pas besoin de donner son argent à Bernie Madoff et ne pas savoir ce qu’il va en faire. Pour gagner en bourse, il suffit de:

  • Lire les meilleurs livres sur l’investissement.
  • Assister à des cours sur l’investissement.
  • Participer à des conférences ou des rendez-vous sur l’investissement.
  • Apprendre et comprendre les principes solides et qui ont fait leurs preuves pour protéger et construire son portfolio avec confiance sur le long terme.

Au fil des années, voilà ce que William O’Neil a appris pour avoir un système gagnant:

  • Acheter des actions quand elles montent et pas quand elles baissent. Il faut se renforcer ou en acheter d’autres seulement quand le cours à dépasser le cours d’achat et pas en-dessous.
  • Acheter des actions quand le cours est proche du plus haut annuel, pas quand il s’est effondré et semble pas cher. Il vaut mieux acheter des actions au cours élevé et de meilleure qualité.
  • Vendre des actions rapidement après avoir subi 7% à 8% de pertes plutôt que d’attendre et espérer qu’elles se rattrapent.
  • Se focaliser sur une forte croissance des bénéfices ou des ventes, et sur les mouvements de cours et de volume, plutôt que d’attacher trop d’importance à la valeur comptable, les dividendes ou le PER d’une entreprise.
  • Ne pas se faire influencer par des newsletters, des recommandations d’analystes ou d’amis.
  • Se familiariser avec les courbes de volumes journaliers, hebdomadaires et mensuels.
  • Suivre des règles éprouvées pour vendre une action et concrétiser des gains.

Peu de personnes suivent ces règles élémentaires, mais essentiellement contre nature. La bourse est tout simplement la représentation d’un mélange de nature humaine, psychologie de masse et loi de l’offre et de la demande. Et c’est pour cette raison que les patterns sur les graphes sont toujours les mêmes.

Il est possible de commencer à investir avec seulement $500 à $1000, d’économiser tous les mois et d’investir de plus en plus.

Et pour démarrer et choisir les meilleures actions, le mieux est d’examiner les leaders du passé pour découvrir toutes leurs caractéristiques comme les modèles d’évolution des cours ou des bénéfices juste avant une énorme hausse des cours.

Chapitre 1 – Les meilleurs secrets du stock-picking aux USA

Dans ce chapitre William O’Neil partage les graphes et conseils des 100 plus grands gagnants de 1880 à 2009.

Chapitre 2 – Comment lire les graphes comme un pro et améliorer la sélection et le timing

Les graphes permettent de déterminer si une action est solide et saine, en phase d’accumulation, ou bien si elle ne se comporte pas correctement ou est trop étendue par rapport à sa base et devrait être vendue.

La “base” est une phase de consolidation visible sur un graphe.

L’histoire se répète et les modèles de graphes ne changent pas. C’est pourquoi il est judicieux d’analyser les modèles du passé qui ont fonctionné. Le pattern le plus courant est “la tasse avec anse” (“cup and handle” en anglais).

Voici les éléments à vérifier avant la formation d’une tasse avec anse:

  • une augmentation d’au moins 30% du cours,
  • une amélioration de la force relative, et
  • des augmentations très importantes des volumes à plusieurs reprises.

Et les élément à vérifier pour la tasse:

  • une forme en U plutôt qu’en V,
  • des volumes en baisse dans le creux,
  • une durée de 7 à 65 semaines, et
  • une correction de 12% à 33% entre le haut et le fond de la tasse.

Et les éléments à vérifier pour la anse:

  • une formation au-dessus de la mi-hauteur de la tasse,
  • une tendance de cours baissière,
  • une durée d’au moins 2 semaines, et
  • des volumes en baisse particulièrement en fin de anse.

Les cours hebdomadaires doivent aussi montrer des zones avec de faibles amplitudes entre plus hauts et plus bas pendant plusieurs semaine. L’objectif est d’acheter quand le cours dépasse le plus haut de la tasse avec des volumes au moins 40%-50% au-dessus de la normale.

O’Neil parle ensuite d’autres patterns comme:

  • la soucoupe avec anse: une tasse avec anse mais beaucoup plus plate et étendue.
  • le double bottom: en forme de ‘W’.
  • la base plate: se déplace de côté pendant 5 à 6 semaines dans un canal de cours étroit avec des variations de 10% à 15%.
  • la boite carrée: un canal durant de 4 à 7 semaines avec une variation de cours de 10% à 15% et formant une boite carrée.
  • le drapeau haut et étroit: le cours grimpe de 100% à 120% très rapidement (de 4 à 8 semaines) et ensuite corrige transversalement de 10% à 15% pendant 3 à 5 semaines.
  • la base au-dessus d’une autre base: une action forme une base, grimpe mais pas suffisamment (20% à 30% attendu) souvent dû à une baisse du marché et forme une nouvelle base de consolidation.
  • la base ascendante: se forme généralement à mi-parcours d’une hausse après une autre base car le marché général est en correction formant trois pullbacks de 10% à 20% avec chaque bas plus haut que le précédent.

Le secret est de combiner une bonne analyse graphique avec des actions qui démontrent une croissance exceptionnelle des bénéfices et des ventes, ainsi qu’un rendement sur capitaux propres supérieure à la moyenne. ll faut donc combiner l’analyse graphique et l’analyse fondamentale, une seule ne suffit pas!

Chapitre 3 – C = Bénéfices trimestriels courants par action

Les actions à choisir doivent avoir une grosse augmentation des bénéfices trimestriels courants par action (aussi appelé”bénéfices nets par action” ou BNPA en français, “earnings per share” ou EPS en anglais) par rapport au même trimestre l’année précédente. Seulement 1% à 2% des actions sur le Nasdaq ou le New York Stock Exchange ont cette caractéristique malheureusement.

L’EPS se calcule en divisant le total des bénéfices après impôts par le nombre d’actions ordinaires. Cet élément est le plus important de tous les éléments à prendre en compte. Plus l’augmentation est importante et plus elle s’accélère et mieux c’est. Il faut quand même faire attention aux bénéfices exceptionnels qui peuvent fausser la donne.

Les deux derniers trimestres doivent montrer au moins 25% à 30% d’augmentation par rapport au même trimestre l’année précédente.

Une forte augmentation des ventes trimestrielles, avec 25% pour le dernier trimestre ou bien une accélération sur les trois dernier trimestre est aussi à prendre en considération.

Chapitre 4 – A = Augmentation annuelle des bénéfices

Les meilleures actions connaissent une augmentation de 25% à 50% (ou plus) des bénéfices annuels. Cette augmentation doit aussi être stable sur les trois dernières années. Ces actions connaissent aussi un rendement sur capitaux propres (“return on equity” en anglais) élevé d’au moins 17%. Ce rendement se calcule en divisant les bénéfices nets par les capitaux propres.

Le PER (“price earning ratio” en anglais) qui est le ratio du cours par rapport aux bénéfices, montre si une action est sous-évaluée ou surévaluée pour de nombreux investisseurs. Mais en fait, d’après O’Neil, le PER a très peu d’incidence sur les performances futures d’une action.

Chapitre 5 – N = Nouveaux produits, nouvelle direction, nouveau plus haut sur une base

Pour qu’une action ait son cours qui explose il faut que l’entreprise connaisse une disruption à l’aide d’un nouveau produit, un changement de direction ou un nouveau plus haut dans son cours après être passé par une consolidation visible sur une graphe à l’aide d’une base.

Voilà maintenant un paradoxe de la bourse: une action qui semble trop haute et dangereuse pour la plupart va souvent grimper encore plus par la suite, et une action qui parait basse et pas chère continue souvent de chuter.

Ce qu’il faut donc faire c’est d’acheter une action qui parait trop élevée aux autres investisseurs et la revendre par la suite après une augmentation substantielle à ces mêmes investisseurs qui la considèrent finalement comme attractive.

Et le meilleur moment d’acheter est quand l’action vient de passer par une phase de consolidation (appelée “base”) qui dure de sept semaines à 15 mois.

Chapitre 6 – S (O) = L’offre et la demande

Le “S” en anglais dans CAN SLIM représente “supply and demand”, pour “l’offre et la demande” en français. CAN SLIM en français est donc souvent appelé CAN OLIM.

La méthode CAN SLIM marche pour toutes les tailles d’entreprises, allant des small caps aux big caps. Les meilleures entreprises sont celles qui font des rachats d’actions ou dont le management détient des actions de l’entreprise et a un esprit entrepreneurial. Le rachat d’action implique souvent que la direction est confiante dans les perspectives de bénéfices et de ventes.

Plus ou moins à l’opposé, une entreprise qui divise excessivement le nombre de ses actions peut créer des problèmes. Et si l’entreprise est trop endettée, c’est jamais un bon signe non plus.

Voilà donc ce qu’il faut observer sur un graphe pour comprendre l’offre et la demande: quand une action se replie, les volumes doivent se tarir et montrer que les vendeurs s’affaiblissent. Quand l’action grimpe de nouveau, les volumes doivent aussi grimper pour prouver que les investisseurs institutionnels (les gros bras quoi) s’intéressent de nouveau.

Chapitre 7 – L = Leader ou retardataire

Il faut choisir parmi les deux ou trois meilleures actions ou leaders dans un groupe industriel. Les autres, les retardataires vont se trainer. Et “meilleure action” ne signifie pas la plus grosse entreprise ou la plus connue. La “meilleure entreprise” signifie l’entreprise qui a:

  • la plus importante croissance des bénéfices trimestriels et annuels,
  • le meilleur ROE,
  • les meilleures marges bénéficiaires,
  • la plus forte croissance des ventes,
  • le plus fort mouvement de cours,
  • un produit ou service supérieur à la concurrence, et
  • gagne des parts de marché des retardataires.

La façon la plus simple et rapide pour différencier les leaders des retardataires est d’utiliser la force relative de cours (“Relative Price Strength” ou RS en anglais) dans Investor’s Business Daily, le quotidien publié par O’Neil au format papier ou électronique.

Note: Je suis abonné depuis maintenant un mois à ce journal au format électronique et je le trouve vraiment excellent! Surtout comparé à d’autres magazines ou journaux comme Investir, La Vie Financière, Les Echos, le Wall Street Journal ou encore le Financial Times.

Le RS est un outil propriétaire d’O’Neil et mesure la performance du cours d’une action par rapport au reste du marché sur les 52 dernières semaines. Ensuite chaque action se voit assigner un score de 1 à 99, 99 étant le meilleur score et signifiant que l’action surperforme 99% de ses concurrentes.

Il faut donc se concentrer sur les actions dont le score RS est d’au moins 80. Une fois que le marché a fini de corriger et qu’une action termine de former sa base, c’est à ce moment-là qu’il faut acheter. Acheter une action quand son cours baisse est beaucoup trop dangereux.

Chapitre 8 – I = Le parrainage institutionnel

Les meilleures actions sont celles qui attirent l’attention d’au moins une vingtaine d’investisseurs institutionnels sur les derniers trimestres. Les investisseurs institutionnels sont souvent appelé les “zinzins” et sont constitués des fonds commun de placement, les fonds de pension, les hedge funds, les sociétés d’assurance, etc. Ce sont eux qui provoquent les mouvements de cours majeurs.

Si aucun de ces investisseurs institutionnels n’a une performance meilleure que la moyenne, il est préférable de passer son chemin.

En revanche, une action qui a attiré l’attention de tout le monde prouve généralement qu’il est trop tard malheureusement pour l’acheter.

Chapitre 9 – M = La tendance du marché

Tous les autres éléments peuvent être corrects, si la tendance générale du marché n’est pas haussière alors trois fois sur quatre ces bonnes actions vont baisser. Il faut acheter uniquement quand la tendance générale du marché est haussière. Et pour déterminer la tendance, le mieux est d’observer quotidiennement les indices de marché comme:

  • Le Standard & Poor’s 500 (S&P500).
  • Le Nasdaq Composite.
  • Le Dow Jones Industrial Average (DJIA).
  • Le NYSE Composite.

Le cours des actions anticipent et escomptent plusieurs mois à l’avance les événements économiques, politiques et mondiaux. La bourse est donc un indicateur qui anticipe l’économie et non pas qui la suit. C’est pourquoi, si les indicateurs de marché rencontrent un sommet, il faut vendre tout de suite et avoir au moins 25% de son portefeuille en liquidités.

O’Neil recommande d’utiliser des stops loss mentaux et de s’y tenir plutôt que de les placer auprès de son courtier. En placement les ordres à l’avance, on montre ses cartes aux faiseurs de marché qui n’ont plus qu’à faire baisser les cours pour déclencher tous les stops loss.

Pour reconnaitre un sommet, il suffit d’observer toutes les conditions suivantes:

  • une petite haute de l’indice,
  • une augmentation des volumes,
  • un écart entre plus haut et plus bas souvent plus grand que celui des jours précédents,
  • une clôture souvent inférieure à la veille,
  • le tout étalé sur trois à six jours pendant une période de quatre à cinq semaines.

Un autre indicateur puissant d’un sommet est si les leaders commencent à se comporter anormalement.

Pour reconnaitre une fausse reprise, il suffit d’observer une des conditions suivantes:

  • une hausse de l’indice sur le troisième, quatrième ou cinquième jour de la reprise, mais avec des volumes inférieurs au jour précédent, ou
  • une faible hausse de l’indice par rapport à la veille, ou
  • une hausse de l’indice inférieure à la moitié du plus haut avant la chute initiale.

Pour reconnaitre une reprise, il suffit d’observer toutes les conditions suivantes:

  • une clôture au-dessus de la veille,
  • un “follow through”: une forte croissance d’au moins 1%, accompagnée de gros volumes au-dessus de la moyenne et de la veille, quatre à sept jours après le début de la reprise,

Un “follow through” ne signifie pas qu’il faut acheter à tout va. Par contre, aucun marché n’a jamais démarré sans un “follow through”.

O’Neil ne recommande pas d’utiliser l’indicateur d’Avancées / Déclins (“Advance / Decline” ou A/D en anglais), ni les indicateurs de surachat ou survente car il les trouve peu fiables.

Chapitre 10 – Quand vendre et couper ses pertes… sans exception

Sans une bonne défense pour se protéger contre les pertes, on n’a aucune chance de gagner en bourse. Il faut absolument savoir couper ses pertes rapidement, et ça demande du courage et une constante discipline. Pour réussir en bourse, il ne faut pas avoir raison tout le temps, il suffit simplement de perdre le moins possible quand on a tort.

Une règle facile à suivre est de limiter chaque perte à 7%-8% maximum du capital investi. En achetant juste après des bases solides (des zones de consolidation des cours), si une perte plus importante se produit c’est généralement qu’on a choisi la mauvaise action ou bien que les marchés sont en train de corriger. Il est donc très important d’acheter au bon moment, c’est-à-dire lors d’un breakout.

Malheureusement, mentalement on a tendance à espérer quand on devrait avoir peur. Et inversement, on a peur quand on devrait espérer. Et c’est en suivant ce principe qu’il est préférable de vendre ses actions qui ont la pire performance plutôt que l’inverse.

Comme l’explique Baruch, la meilleure stratégie est de suivre le marché et les actions pour déterminer ce qu’ils sont en train de faire maintenant et ensuite d’agir à l’aide des ces informations.

Diversifier à outrance est une piètre solution comparé à un plan défensif pour protéger son capital. Une autre mauvaise stratégie est d’avoir des actions qui délivrent de bons dividendes mais dont le cours chute.

Chapitre 11 – Quand vendre et prendre ses bénéfices

Le meilleur moment pour vendre une action est quand elle grimpe et qu’elle parait toujours solide aux yeux des autres investisseurs. Ça parait contre nature, mais c’est pourtant la meilleure stratégie.

Un corollaire à une idée vu dans le chapitre précédent: notre objectif n’est pas d’avoir raison, mais seulement de gagner beaucoup d’argent quand on a raison. C’était justement l’approche de Jesse Livermore et sa méthode de pyramidage ou de moyennage à la hausse. Le principe est simple: il suffit de renforcer une position en rachetant une quantité de plus en plus petite au fur et à mesure que la position est gagnante. Cette méthode permet de concentrer ses achats quand on a raison.

Le tout est donc d’apprendre de ses erreurs, de prendre des notes sur les graphes. En les étudiant par la suite et en établissant de nouvelles règles pour corriger ses erreurs on économise par la suite beaucoup de temps et d’argent.

Et pour vendre, il faut baser ses décisions sur des mouvements de cours et de volume inhabituels des marchés, et surtout pas en fonction de ce qui se dit à Wall Street. Voici quelques exemples de mouvements inhabituels:

  • Les points culminants (“climax top” en anglais): le cours monte en s’accélérant pendant une ou deux semaines après une hausse pendant plusieurs mois.
  • Les faibles volumes: comme par exemple de nouveaux plus hauts accompagnés de faibles volumes, une clôture proche du plus bas de la journée, etc.
  • Les cassures de support: comme par exemple une clôture journalière en-dessous de la moyenne mobile à 50 jours, la plus grande chute des cours en une journée, une chute des cours avec de forts volumes, etc.

Chapitre 12 – Money management: Faut-il diversifier, investir à long terme, acheter sur marge, vendre à découvert, acheter des options, des nouvelles émissions, abris fiscaux, Nasdaq, actions internationales, obligations ou autres actifs?

Investir ne se résume pas seulement à choisir une action. Il faut aussi décider comment gérer son portefeuille, combien d’actions acheter, de quel type, et quelles sont celles à éviter. Et le mieux, c’est de faire simple!

Regardons donc ce que William O’Neil conseille et déconseille:

  • Nombre de lignes dans le portefeuille: Plus on diversifie et plus il est difficile de tout suivre. La diversification est souvent une solution pour se protéger contre l’ignorance. Il vaut mieux se concentrer avec deux grands gagnants plutôt qu’avec plein de petits gagnants. Cinq positions sont préférables pour un portefeuille de $20,000 à $200,000. Trois positions sont bien pour un portefeuille de $5,000 à $20,000. Et seulement deux positions sont nécessaires à moins de $5,000. Une fois que le cours d’une position augmente de 2% à 3%, alors on peut en racheter en suivant le principe du pyramidage.
  • Investissement à court terme ou long terme: Peu importe! Ce qui est important c’est d’acheter les bonnes actions au bon moment et de suivre ses règles pour vendre. Et pour le day trading, il vaut mieux éviter. La plupart des traders perdent de l’argent à cause des commissions et de la difficulté à lire de petites fluctuations.
  • Acheter sur marge: autant éviter la marge ou l’effet de levier pendant la première ou les deux premières années, le temps d’apprendre correctement sans prendre trop de risque.
  • La vente à découvert (“short selling” en anglais): ne pas le faire dans un marché bull et surtout pas sur une action peu liquide (moins de 5 à 10 millions d’actions par jour). À ne pas faire non plus simplement parce que le cours vient de baisser ou que le PER semble élevé.
  • Les options: la plupart des investisseurs devraient éviter les options car elles augmentent la complexité et les risques.
  • Le Nasdaq: pas de raison particulière d’éviter le Nasdaq tant qu’on suit les règles de base de CAN SLIM.
  • Les nouvelles émissions (“Initial Public Offering (IPO)” en anglais): O’Neil ne les recommande pas. Mais rien n’empêche d’en acheter deux ou trois mois après, suite à un breakout d’une base solide.

O’Neil déconseille ensuite de toucher aux obligations convertibles, aux actions de rendement, aux warrants, aux fusions et acquisitions (“merger and acquisition (m&a)” en anglais), les actions étrangères (donc en dehors des US), les penny stocks (les actions coutant moins de $15), les futures, l’or, l’argent, les diamants.

Chapitre 13 – 21 erreurs les plus fréquemment commises pas les investisseurs

La principale raison pour laquelle beaucoup d’investisseurs de gagnent pas d’argent en bourse est tout simplement parce qu’ils commettent trop d’erreurs! Il faut absolument essayer d’apprendre de ses erreurs, arrêter ce qui ne marche pas et apprendre de nouvelles règles, plus efficaces.

D’après O’Neil, voici les 21 erreurs les plus fréquemment commises par les investisseurs:

  1. S’obstiner à conserver une action quand les pertes sont faibles et raisonnables.
  2. Acheter une action quand les cours baissent.
  3. Moyenner à la baisse plutôt qu’à la hausse.
  4. Ne pas apprendre à utiliser les graphes et avoir peur d’acheter des actions atteignants des sommets après des bases solides.
  5. Mal démarrer en ne sachant pas quels critères utiliser pour choisir une bonne action.
  6. Ne pas connaitre les bons indicateurs pour détecter une correction ou un retournement à la hausse.
  7. Ne pas suivre ses propres règles d’achat et de vente, impliquant de plus en plus d’erreurs.
  8. Concentrer ses efforts sur quoi acheter, mais ne pas savoir quand vendre.
  9. Ne pas comprendre l’importance d’acheter des entreprises de qualité supportées par les investisseurs institutionnels et l’importance d’apprendre à utiliser les graphes pour améliorer ses sélections et son timing.
  10. Acheter beaucoup d’actions pas chères plutôt que d’en acheter peu, plus chères mais de qualité.
  11. Acheter sur des rumeurs, des tuyaux, des annonces ou des nouvelles.
  12. Acheter des actions de moins bonne qualité à cause des dividendes ou du faible PER.
  13. Vouloir gagner de l’argent rapidement et facilement.
  14. Acheter des entreprises très connues.
  15. Ne pas être capable de reconnaitre et suivre de bonnes informations et conseils.
  16. Encaisser de petits profits faciles à faire tout en conservant ses pertes.
  17. S’inquiéter beaucoup trop des impôts et des commissions.
  18. Spéculer fortement avec les options et les futures en pensant gagner beaucoup d’argent rapidement.
  19. Utiliser rarement des ordres au marché et préférant plutôt utiliser des ordres à cours limiter pour acheter et vendre.
  20. Ne pas savoir prendre des décisions quand c’est nécessaire.
  21. Ne pas être objectif avec les actions.

Chapitre 14 – D’autres modèles des plus grands gagnants en bourse

L’objectif de ce chapitre est de présenter des actions qui ont connu de fortes hausses depuis 1952. En étudiant ces graphes minutieusement, on peut arriver à reconnaître des figures (“patterns” en anglais) qui se reproduisent à maintes reprises. Il suffit ensuite de savoir les reconnaître rapidement quand elles se forment en temps réel.

O’Neil présente ensuite une table pour illustrer les achats et ventes effectuées à travers un programme qu’il avait mis en place en 1961 avec des amis à Harvard en suivant la méthode CAN SLIM.

L’exemple suivant décrit la performance d’un des associés d’O’Neil, Lee Freestone, en participant au Championnat Américain d’Investissement en 1991 à l’âge de 24 ans. Il a terminé second avec une performance de 279%. Il a terminé second de nouveau l’année d’après avec une performance de 120%. Et tout ce que faisait Lee était de copier ce que David Ryan, un autre associé, avait fait les années précédentes en appliquant la méthode CAN SLIM.

O’Neil termine le chapitre avec des exemples de graphe pour reconnaître une tasse avec hanse, une tasse sans anse, un double bottom, une base plate et une base sur base.

Chapitre 15 – Comment choisir les meilleurs secteurs de marchés, sous-secteurs et groupes industriels

La plupart des actions performantes se trouvent dans les industries performantes aussi. Investor’s Business Daily (IBD) couvre 197 groupes industriels et permet de savoir si une action fait partie de ces meilleurs groupes.

IBD couvre aussi 21 éléments vitaux des 2500 meilleurs actions chaque jour:

  • Un score global, appelé “Composite Rating (CR)” en anglais, allant de 1 à 99, où 99 étant le meilleur score.
  • Un score pour la croissance des bénéfices par action sur les deux derniers trimestres et les trois dernières années par rapport aux autres actions (“Earnings Per Share (EPS)” en anglais). Un score de 90 par exemple signifie que l’action a battu 90% de toutes les autres actions. Les meilleures actions ont un score supérieur à 80.
  • Un score de force relative du cours (“Relative Price Strength rating (RS)” en anglais) pour comparer le cours de toutes les actions entre elles sur les 12 derniers mois. Les meilleures actions ont un score supérieur à 80.
  • Un score pour comparer le taux de croissance des ventes, les marges bénéficiaires et le rendement des capitaux propres (“Return on Equity (ROE)” en anglais) d’une action par rapport à toutes les autres.
  • Un score d’accumulation/distribution où un “A” indique une forte tendance acheteuse et un “E” indique une forte tendance vendeuse.
  • Un pourcentage de changement de volume par rapport à la moyenne sur les 50 derniers jours, ainsi que le total des volumes journaliers.
  • La performance relative actuelle et récente du groupe industriel d’une action.
  • Le plus haut cours d’une action sur les 52 dernières semaines, le cours de clôture et la variation de cours sur la journée.
  • Et de nombreux autres indicateurs comme le PER, le rendement des dividendes, si la société a racheté des actions, etc.

Le meilleur moyen de cibler les meilleures actions est de repérer les meilleurs groupes et sous-secteurs industriels. Suivre les leaders du même groupe qu’une action permet d’anticiper un effet de propagation quand les leaders commencent à chuter.

Les opinions et conseils, même s’ils proviennent d’experts sont fréquemment erronés. Les marchés, eux, le sont rarement. Il vaut donc mieux apprendre à lire ce que le marché nous dit plutôt que d’écouter notre ego ou nos émotions.

Certains éléments liés aux industries sont importants à bien comprendre et à prendre en considération comme la nature d’une industrie, des industries similaires, les changements de condition d’une industrie, les tendances démographiques, quels groupes sont considérés comme défensifs, etc.

Chapitre 16 – Comment j’utilise IBD® pour trouver des actions potentiellement gagnantes

Dans cet assez long chapitre O’Neil explique comment utiliser Investor’s Business Daily (IBD), le journal quotidien qu’il a créé et qui est maintenu par plusieurs employés dont des rédacteurs. Grace à ce journal on peut trouver des actions à fort potentiel de hausse. IBD permet aussi d’interpréter rapidement et précisément le marché général, et fournit aussi des informations pertinentes pour se former à l’investissement.

CAN SLIM - Investor's Business Daily (IBD)

CAN SLIM – Investor’s Business Daily (IBD)

Voici les sections les plus importantes qui composent le journal IBD:

  • La première page: un résumé des marchés avec les principaux indices (S&P 500, DJIA & Nasdaq) et leurs volumes, le “IBD’s Top 10 Stories” pour le top 10 des news.
  • “The Big Picture”: la page que je regarde en premier qui explique le déroulement de la dernière séance et fournit le “Market Pulse” (le pouls du marché, littéralement en français). C’est ici qu’on retrouve si le marché est en “tendance haussière”, “tendance haussière sous pression” ou “en correction”.
  • “Top Stories”: une liste des principaux évènements de la veille qui ont pu influencer les marchés.
  • “Internet & Technology”: ce qui se passe du côté des entreprises internet et technologiques, ainsi que les entreprises innovantes.
  • “Your Weekly Review”: une liste d’une centaine des meilleures actions suivies par IBD accompagnée de commentaires et des principaux indicateurs pour chacune.
  • “The New America”: une entreprise innovante est couverte dans cette section et il y a fort à parier qu’on entendra parler de cette entreprise dans les semaines ou mois à venir.
  • “Mutual funds & ETFs”: une liste des meilleurs fonds d’investissements et ETFs.
  • “Leading Fund Sectors”: un classement des secteurs qui mènent la danse.
  • “Issues & Insights”: des éditeurs couvrent ici ce qu’il se passe dans le monde qui peut influencer les marchés.
  • “Making Money”: des faits, des compétences et des règles à suivre pour réussir avec ses investissements. Une de mes parties préférées!
  • “How’s The Market”: la section qui se trouve juste en face de “The Big Picture” et qui montre les graphes des 4 principaux indices, le NYSE Composite, le Nasdaq, le S&P 500 et le Dow Jones Industrials.
  • “IBD’s 197 Industry Sub-Group Rankings”: un classement des 197 sous-secteurs industriels crées par IBD.
  • “Stocks In The News”: maintenant appelé “Stocks Spotlight” avec une vingtaine d’actions accompagnées de commentaires et d’indicateurs similaire à la section “Your Weekly Review” mais accessible tous les jours.
  • “Investor’s Corner »:
  • « IBD 100”: cette section s’appelle depuis « IBD 50 » et est disponible deux fois par semaine. On y retrouve les 50 meilleures actions à suivre en fonction de leurs différents scores et des figures qu’elles sont en train de former.

Et voici ce que vous pouvez trouver sur www.investors.com (CAN SLIM) :

CAN SLIM - www.Investors.com

CAN SLIM – www.Investors.com

  • “Market Direction”: la direction du marché avec des vidéos pour commenter le marché.
  • “Find Stocks”: pour chercher des actions et obtenir des informations sur les actions qui sont le plus achetées et revendues par les institutions et les plus gros volumes.
  • “Evaluate Stocks”: pour obtenir toute une batterie d’information sur une action en particulier avec des indicateurs techniques et fondamentaux vus au chapitre 15.
  • “Track Stocks”: pour créer des listes de suivi.
  • “eIBD”: la version en ligne du journal quotidien Investor’s Business Daily.
  • “Continuing Education”: des ressources pour continuer à apprendre avec des tutoriaux, des vidéos, des analyses quotidiennes, des questions/réponses, une newsletter.
  • IBD Meetups”: des rendez-vous pour se rencontrer et partager des expériences, des questions, etc.
  • “IBD Forums”: un forum pour poser des questions et y répondre.

Chapitre 17 – Comment observer le marché et réagir aux nouvelles

Dans ce chapitre, O’Neil liste une série de conseils à suivre:

  • Eviter de rester scotché sur un graphe, les news à la TV, etc. Le risque est d’agir sur des émotions plutôt que sur du rationnel solide.
  • Une question importante à se poser est: est-ce qu’une action est en train de former une base ou bien est-elle déjà trop étendue? Quand on observe une activité intéressante pour une action il est toujours bon de jeter un œil au graphe hebdomadaire pour vérifier si l’action forme une base et bien s’il est trop tard car elle est trop étendue par rapport au point d’achat.
  • Une bonne routine est d’éplucher plusieurs graphes chaque semaine et de lister des points d’achat intéressant. C’est ce que je fais avec mes listes de suivi.
  • Ne surtout pas acheter sur des conseils ou des rumeurs. O’Neil ne l’a jamais fait et ne le recommande surtout pas.
  • Rester prudent en fin et en tout début d’année à cause des distorsions créées dans le marché. Une quantité importante de transactions sont effectuées uniquement pour des raisons fiscales à cette période de l’année.
  • Interpréter et réagir correctement aux importantes nouvelles en fonction de ce qu’il s’est produit dans le passé avec des évènements similaires.
  • Se méfier des nouvelles largement communiquées car en général elles ont déjà été anticipées dans les cours.
  • Eviter de mélanger les faits avec ses propres croyances politiques ou ce que les médias veulent bien communiquer.

 

Chapitre 18 – Comment gagner un million avec les fonds communs de placement

Un fond de placement est un portefeuille d’actions géré par un professionnel qui perçoit une commission pour son travail. Un investisseur qui veut utiliser un fond de placement pour ses investissement achète des parts. La performance est basée sur la combinaison de la performance de chaque action qui compose le fond.

Pour O’Neil, le meilleur moyen de devenir riche avec un fond de placement est d’utiliser au maximum les intérêts composés. Pour cela, il convient de choisir soigneusement un excellent fond et de s’y tenir pendant longtemps, c’est-a-dire au moins 15 ans. En cas de mauvaises nouvelles, récessions, corrections, le mieux est de ne rien faire ou même d’augmenter ses positions si elles ont chuté de 30%.

Comme l’investissement est sur du très long terme, le timing pour l’entrée est peu important. Pour la même raison, rien n’empêche de se diversifier énormément avec de nombreux fonds, contrairement aux actions en direct.

O’Neil conseille aussi d’effectuer des virements réguliers tous les mois pour acheter les meilleurs fonds. Au passage, O’Neil n’est pas un fan des fonds de rendement (c’est-à-dire axés sur les dividendes) pour fournir des revenus. Il préfère acheter un bon fond de croissance et retirer des plus-values régulièrement.

Il ne recommande pas non plus d’acheter des fonds sectoriels, ni des fonds obligataires, mondiaux ou internationaux. Les fonds indiciels sont pas mal, mais le mieux reste les fonds de croissance.

Le taux de rotation des actions dans un fond n’est pas très important, surtout comparé à la performance globale sur de nombreuses années.

O’Neil termine le chapitre avec les ETFs dont il est pas vraiment fan car il préfère investir dans les leaders du marché. Comme les ETFs sont de plus en plus utilisés, de nombreuses informations dessus sont quand même accessibles sur IBD.

Chapitre 19 – Comment améliorer la gestion de portefeuille des fonds de pension et des fonds institutionnels

Le secret des grands gagnants est de combiner des fondamentaux exceptionnels avec des figures chartistes solides montrant une accumulation lors d’une tendance haussière des marchés.

L’auteur décrit ensuite quelques actions ayant connu une success story auxquelles les fonds institutionnels (les gros bras quoi) ne croyaient pas du tout comme Dome Petroleum, Pic ‘N’ Save et Tandy. Ces sociétés étaient fortement recommandées par O’Neil mais personne ne voulait l’écouter.

Voici plusieurs défauts dans lesquels de nombreux fonds institutionnels tombent:

  • La croyance que leur grosse taille est un énorme problème: c’est un problème en effet car il est plus difficile d’acheter et de revendre une action discrètement. Mais ils ont tort de se focaliser uniquement sur les big caps (les grosses capitalisations). Ils feraient bien de se concentrer sur les plus petites capitalisations au potentiel beaucoup plus important.
  • La pêche de fond: le soucis en se concentrant sur les actions au faible PER ou dont le cours a été ravagé est de rater toutes les plus fortes hausses des cinquante dernières années. Un autre risque est de conserver une action qui ne décolle jamais ou seulement très tardivement.
  • L’investissement dans la valeur contre celui dans la croissance: sur les 12 derniers cycles, les meilleurs gestionnaires ont affiché des performances de 25% à 30% durant un cycle. Tous étaient des investisseurs dans la croissance, ou bien avaient leurs meilleures positions sur des actions de croissance.
  • Un système basé sur des analystes système: avoir une énorme quantité d’analystes, chacun couvrant une industrie est onéreux et inefficace. Une meilleure solution est d’avoir seulement cinq bons analystes généralistes qui analysent les faits et des modèles historiques plutôt que des opinions sur la valeur supposée d’une entreprise.
  • Sous payer ses gestionnaires: avoir accès aux meilleurs gestionnaires fait la différence. Cela a un coût, certes, mais autant prendre les meilleurs.
  • Ecouter et suivre les recommandations des autres: les analystes et les gestionnaires sont souvent obligés de s’aligner avec les autres de peur de se tromper. Les investisseurs individuels ont un énorme avantage par rapport à eux.

Chapitre 20 – Des règles et conseils importants à suivre

  1. N’achetez pas des actions peu chères.
  2. Achetez des actions avec un historique des bénéfices excellent sur les trois dernières années.
  3. Assurez-vous que les bénéfices par action des deux ou trois derniers trimestres sont en forte hausse.
  4. Assurez-vous que les ventes des deux ou trois derniers trimestres s’accélèrent.
  5. Achetez des actions avec un retour sur capitaux propres (ROE) supérieur à 17%.
  6. Assurez-vous que les marges bénéficiaires des deux ou trois derniers trimestres s’améliorent.
  7. La plupart des actions doivent se trouver dans le top six des meilleurs secteurs industriels.
  8. N’achetez pas une action à cause de ses dividendes ou de son PER.
  9. Dans un marché bull, achetez des actions dont le RS (“Relative Price Strength”) est supérieur à 85.
  10. La plupart de vos actions doivent avoir des volumes quotidiens de plusieurs centaines de milliers.
  11. Apprenez à lire les graphes et à reconnaitre des bases solides et des points d’achat précis.
  12. Faites du moyennage à la hausse, mais pas à la baisse et coupez vos pertes 7% ou 8% en-dessous de votre prix d’achat.
  13. Ecrivez vos règles de vente et encaissez vos bénéfices quand l’action monte.
  14. Vérifiez que de bons investisseurs institutionnels ont acheté votre action.
  15. L’entreprise doit avoir quelque chose de nouveau et excellent comme un produit ou un service.
  16. La tendance générale du marché doit être haussière pour acheter.
  17. Focalisez vous sur les actions et évitez tous les autres produits d’investissement complexes.
  18. L’action doit être détenue par les dirigeants.
  19. Cherchez des entreprises innovantes introduites en bourse entre 7 et 15 ans auparavant.
  20. Oubliez votre fierté et votre ego, le marché a toujours raison, n’essayez pas d’aller contre lui.
  21. Essayez de comprendre l’histoire de l’entreprise dans laquelle vous investissez.
  22. Surveillez les rachats d’actions ou les changements de direction.
  23. N’achetez pas une action quand son cours baisse ou au plus bas.

O’Neil termine le livre en présentant plusieurs success stories d’investisseurs individuels qui ont connu une réussite phénoménale en utilisant CAN SLIM.

Mon avis sur le livre

Points forts

  • De loin le meilleur livre que j’ai lu jusqu’à présent sur la bourse!
  • Une méthode d’investissement complète, sérieuse, crédible, plutôt simple et qui fait ses preuves depuis une quarantaine d’années.
  • Une combinaison d’analyse fondamentale, d’analyse technique et d’analyse graphique.
  • Une gestion du risque simple et efficace.
  • Les nombreux graphes sont très lisibles et agréables à consulter, ce qui est assez rares dans ce genre de livres. Alors j’ai lu la version électronique du livre avec un iPad, c’est peut-être une toute autre histoire avec la version papier…
  • Tout un écosystème autour de CAN SLIM avec IBD et le site www.investors.com.

Points faibles

  • Un titre un peu trop accrocheur qui du coup ne m’avait jamais trop attiré jusqu’à maintenant.
  • Un peu déconcertant d’être jeté dans la fosse aux lions au début du livre avec une centaine de graphes et des aspects encore difficile à maitriser. C’est d’ailleurs seulement dans le chapitre suivant qu’O’Neil explique comment interpréter tous ces éléments. Ces graphes mériteraient d’être à la fin du livre et pas au début je pense. Je vous recommande donc de retourner à tous ces graphes après avoir lu (dévoré?) le livre!
  • La méthode d’investissement d’O’Neil s’applique directement aux marchés américains et est difficilement transposable à d’autres marchés sans perdre tout le travail de recherche, les indicateurs et tableaux de bords accessibles à travers IBD.
  • Qui dit investissement dans la croissance et suivi de tendance haussière dit peu de solutions quand les marchés sont sans tendance ou pire encore, en baisse.
  • Le livre explique clairement les principes et la philosophie du stock picking d’actions de croissance derrière la méthode CAN SLIM, mais la mise en pratique lève de nombreuses questions. Heureusement, après quarante ans d’existence, le livre de mise en pratique vient de sortir en anglais, intitulé “How to Make Money in Stocks Getting Started: A Guide to Putting CAN SLIM Concepts into Action” de Matthew Galgani. Je partagerai assez rapidement avec vous le résumé 😉

 

Je suis actuellement en train de mettre en place et tester la méthode CAN SLIM. Vous pouvez d’ailleurs accéder aux détails de mes premiers trades et résultats avec un différé d’un mois.

Pour accéder à mes opérations d’achat et de vente, et ma performance en direct, il vous suffit de vous abonner à la newsletter. Vous recevrez en bonus 2 autres cadeaux 😉

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9 réponses

  1. J’ai visité plusieurs sites, et c’est difficile de trouver des conseils faciles à assimiler et pertinents. Mais je pense que ce livre est super intéressant. Tout le monde peut le lire et tout comprendre.

    • image Ben de Bourse Ensemble dit :

      Salut et bienvenue sur Bourse Ensemble!

      Je suis tout à fait d’accord avec toi et c’est vraiment ce qui m’attire avec CAN SLIM. As-tu lu d’autres livres sur CAN SLIM écrits par O’Neil ou d’autres auteurs?

      Ben

  2. image scalpeur dit :

    merci de nous faire partager régulièrement tes lectures

    • image Ben de Bourse Ensemble dit :

      Pas de quoi Scalpeur 😉

      Par contre, comme tu as pu t’en rendre compte, je ne suis pas vraiment focalisé sur le scalping. Quels sont tes résultats avec cette approche?

      A+,
      Ben

  1. 19/03/2015

    […] Voici la suite du résumé du livre “Comment gagner avec les actions”. La partie précédente peut se trouver « Comment gagner avec les actions – CAN SLIM (1/5)« . […]

  2. 28/03/2015

    […] parenthèse, si vous lisez le livre “Comment gagner avec les actions” d’O’Neil plusieurs fois, pas besoin d’acheter la formation “home study course” […]

  3. 28/03/2015

    […] Le livre s’intitule « How to make money in stocks: Getting started – A guide to putting CAN SLIM concepts into action » et montre étape par étape comment appliquer la célèbre méthode d’investissement de William O’Neil pour rapidement passer à l’action. À ne pas confondre avec le tout premier livre écrit par William O’Neil lui-même en 1988 que j’ai chroniqué ici: « Comment gagner avec les actions – CAN SLIM« . […]

  4. 28/03/2015

    […] toutes les actions qui sont en train de former une base comme décrit dans la section “Comment lire les graphes comme un pro et améliorer la sélection et le […]

  5. 30/05/2017

    […] ce qui m’a donné envie de lire « Comment gagner avec les actions » pour en savoir un peu plus sur O’Neil et son profil d’investisseur. […]