Le Guide du Trader Tout Nu sur le Spread Betting : résumé du livre de Robbie Burns

Couverture du livre The Naked Trader’s Guide to Spread Betting de Robbie Burns
  • Titre original: The Naked Trader’s Guide to Spread Betting – How to Make Money From Shares in Up or Down Markets
  • Auteur: Robbie Burns
  • Broché: 224 pages
  • Editeur: Harriman House Publishing (23 août 2010)
  • Langue: Anglais

Présentation du livre

As-tu déjà touché aux actions ou à la bourse? Et est-ce que tu t’es déjà demandé ce qu’était le spread betting et si tu devais essayer? Peut-être que tu as pensé que c’était un peu compliqué ou que c’était seulement pour les traders de la City? Voilà enfin un nouveau guide pour les débutants qui explique, en anglais simple, comment le faire et surtout comment faire de l’argent avec! Le spread betting peut être dangereux: la plupart des gens perdent, certains perdent même leur chemise. Mais ce n’est pas un monde plein d’hommes en costard aux aguets pour te dépouiller, te voler tes économies et faire des méchancetés aux petits chatons. Tu peux gagner. Et tu n’as pas besoin de payer un centime en taxe! Ce livre te montre comment faire. Robbie Burns, l’auteur du bestseller “The Naked Trader” (“Le Trader Tout Nu” en français), fait du spread betting depuis des années. Il explique pourquoi c’est un outil indispensable à utiliser en parallèle du trading et de l’investissement traditionnels. Particulièrement puisque tu peux gagner de l’argent même si les marchés baissent. Robbie t’accompagne à travers le fonctionnement, la gestion du risque, comment déterminer l’exposition, et comment souvent de ne rien faire est la meilleure stratégie! Il explique tous les détails des paris gagnants sur les actions avec son style terre-à-terre qui est sa marque de fabrique, en couvrant tous les aspects dont tu as besoin. Des choses simples aux stratégies prouvées, en incluant celles qui peuvent être utilisées dans différents marchés, tout y est. Il y a aussi la visite en coulisses de deux des plus importants courtiers en spread betting. Mais c’est un monde dangereux, et il y a une grande quantité d’erreurs que tu peux faire et une montagne d’argent que tu peux perdre. En rassemblant plein d’histoires à faire froid dans le dos, de traders en spread betting où les choses se sont mal passées, et en utilisant tout ce qu’il a appris de ses erreurs stupides, Robbie t’aide aussi à apprendre ce qu’il ne faut pas faire. Ce livre est le guide ultime du spread betting – comment le faire, s’amuser et peut-être même faire un peu d’argent avec.

Résumé du livre

C’est un fait, il y a plus de perdants que de gagnants avec le spread betting, et même beaucoup plus.

Ce livre assume que tu as déjà lu “Le Trader Tout Nu” au préalable. Et maintenant, je te promets:

  • de tout te dire au sujet du spread betting,
  • sans utiliser de mots compliqués ou de jargon,
  • et sans t’ennuyer à mourir.

Avant de rentrer dans les détails

Avec le spread betting, tu n’achètes pas des actions sur le marché. Tu PARIES, et tu paries avec ce qui en réalité, est un bookmaker! Et le mieux, c’est que tu ne paies pas de taxes!

IMPORTANT: Je tiens à préciser que le spread betting n’est accessible qu’aux résidents anglais et n’est pas accessible en France… malheureusement! En revanche, la grande majorité de la logique et des stratégies sont aussi applicables aux actions.

La connaissance

Le spread betting par rapport aux actions classiques

Il existe de nombreuses petites différences entre le trading d’actions et le spread betting, mais voici les principales:

  • Il n’y a pas de marché: tu traites directement avec un courtier en spread betting. Il n’y a pas de marché et le courtier en spread betting agit comme interlocuteur direct et pas comme un intermédiaire.
  • Trading à crédit (ou avec effet de levier): quand tu fais du spread betting tu peux trader à crédit ou avec un effet de levier qui te permet de seulement avancer une fraction d’argent.
  • Shorting (ou être court): avec le spread betting tu peux facilement être court avec une action, en d’autres termes, tu peux gagner de l’argent quand les actions baissent.

Les tarifs du spread betting

L’écart entre le prix de vente et le prix d’achat s’appelle le spread. Et c’est pour ça que ça s’appelle du spread betting! Le courtier en spread betting génère des profits grâce aux spreads qu’il t’applique – la différence en le prix de vente et de vente (le jargon pour ça en anglais est “bid” et “offer”).

Le spread betting offre un nombre d’avantages qui dépassent facilement ces petits couts additionnels du spread, et incluent:

  • aucune commission
  • pas de taxes à l’achat
  • pas de taxes sur les plus-values
  • la possibilité d’être court (vendre sans avoir acheté au préalable)
  • pour encaisser tes profits ou pertes, appuies simplement sur le bouton ‘fermer’

Quelques inconvénients du spread betting quand même:

  • les courtiers en spread betting facturent un peu plus que le spread, ton coût
  • les paris roulants (ou reconduits chaque jour) subissent de petits frais supplémentaires, les paris trimestriels ont un spread un peu plus large mais ne subissent pas de frais quotidiens

La vente à découvert (ou être court, “shorting” en anglais)

Grace à un compte de spread betting, tu peux facilement vendre des actions que tu ne possèdes pas, et ainsi faire de l’argent si tu penses que le court va baisser.

La taille d’une position

Le calcul de l’équivalence en nombre d’actions est simplement le nombre de “pence” (les centimes anglais) pariés par point (parce que 1p ou 1 pence = 1 point).

Donc, si tu ouvre un pari de £1 par point sur une entreprise, ça revient à posséder 100 actions de cette entreprise (£1 = 100 x 1p).

L’exposition

Il FAUT ABSOLUMENT que tu détermines ton exposition à chaque fois. Par exemple, si tu paris £10/point quand le cours d’une action est de 552, alors ton exposition est de £5520 (£10 x 552).

Rollovers

Si tu veux conserver un pari ouvert pendant plusieurs mois, il est fort probable que tu aies à reconduire ton pari. Ce qui signifie que tu devras fermer ta position et l’ouvrir de nouveau.

L’effet de levier

Avec le spread betting tu peux parier plus que les fonds disponibles sur ton compte. Et c’est possible tout simplement parce qu’en ouvrant une position tu n’as pas besoin de financer la totalité du trade, tu as seulement besoin d’une partie du montant. Ce montant s’appelle la marge.

Avec une action liquide, tu auras certainement à payer seulement 15% de la valeur totale, et par conséquent tu as simplement besoin d’apporter £1,500 sur ton compte pour accéder à £10,000 d’exposition. C’est légèrement différent pour les actions small cap; comme les plus petites entreprises sont moins liquides, le taux de marge sera plus élevé. Donc pour une small cap, tu peux facilement payer 50%, et donc tu as besoin d’apporter £5,000 pour accéder à £10,000 d’exposition.

Fais très attention à l’effet de levier, sinon tu peux vite rencontrer des problèmes car les pertes en spread betting sont légalement exigibles. Alors n’abuse pas de l’effet de levier, sinon l’effet de levier se vengera sévèrement.

La connaissance II

Pourquoi ne pas seulement faire du spread betting et rien d’autre?

Je te recommande d’utiliser le spread betting seulement en complément d’une stratégie d’investissement raisonnable. Car, bien que financièrement ça revient au même que d’acheter des actions normalement, c’est beaucoup plus comme une drogue. Et aussi parce que tu peux voir tes pertes et tes gains augmenter ou diminuer chaque seconde, et donc c’est très tentant de trop trader. Il y a aussi le piège de trop utiliser l’effet de levier et d’avoir une exposition trop élevée. Donc vraiment, ne fais pas que ça.

Et mon meilleur conseil aux lecteurs qui veulent éviter de devenir pauvre très rapidement: ne faites pas confiance aux systèmes. Et utilisez les forums si vous voulez, mais prenez tout ce que vous lisez avec des pincettes.

Le chartisme

Le chartisme est l’étude des graphiques (“charts” en anglais), ou de l’historique de cours d’une action ou d’un indice. L’idée est que le comportement dans le passé, et les techniques spécifiques de filtrage ou d’analyse de ce passé, peuvent aider à prédire la direction future du cours. Les graphiques valent le coup d’être utilisés, mais ne te contente pas que ça.

Conseils et astuces

  • Parier juste au moment où la cloche des marchés sonne l’ouverture (à 8h00 an Angleterre et 9h00 en France) est dangereux car les spreads peuvent très larges à ce moment-là.
  • Il n’y pas vraiment de jour de la semaine qui est meilleur que les autres en spread betting mais les “day traders” appellent le vendredi le “cimetière des traders” (les day traders ouvrent et ferment les mêmes positions dans une même journée).
  • NE FAIS PAS de day trading!
  • Si ton temps est restreint, alors n’ouvre pas trop de positions car tu auras besoin de les surveiller, les entretenir et t’en occuper. Je te conseille donc d’avoir entre 10 and 15 positions.
  • Avant de placer chaque trade tu dois savoir: pourquoi tu achètes ou vends cette action ou cet indice. Combien tu es prêt à perdre. Quel est ton stop loss (ou ordre de vente à seuil de déclenchement). Quel est ton objectif de cours.
  • Surveille les jours ex-dividendes: souvenir chose dont il faut te souvenir, c’est les dates d’ex-dividende. Parce que ton action va baisser d’un montant équivalent au dividende quand le marché ouvre. Donc s’il s’agit d’un dividende de 10p, il y a des chances que l’action ouvre 10p moins cher.

Le grand ordre stop (ou ordre à seuil de déclenchement)

Les stop losses (ou ordre de vente à seuil de déclenchement)

Les stop losses (ou ordre de vente à seuil de déclenchement) sont des ordres qui sont activés quand tu dis “trop c’est trop”, et acceptes tes pertes avant qu’elles ne deviennent trop grandes. Un mauvais ordre stop (et c’est difficile de savoir comment déterminer un mauvais ordre stop exactement) est mieux que pas d’ordre stop du tout.

Les stops mentaux ne fonctionnent pas!

Les études montrent que ce qui est important dans l’investissement c’est pas de battre l’indice de quelques points quand les cours grimpent, mais vraiment d’éviter les grosses pertes quand les marchés s’effondrent.

La leçon est donc: avec le spread betting il est essentiel d’utiliser des stop losses pour s’imposer une discipline et limiter ses pertes.

Les ordres à seuil de déclenchement (standard): si tu places cet ordre à 48p, tu ne sais pas exactement à quel prix tes actions vont réellement être vendues. Tu peux espérer que ça sera au prix que tu as spécifié, mais il n’y a pas de garantie.

Les ordres garantis: certains courtiers proposent des ordres stop loss garantis, qui garantissent donc que l’ordre sera exécuté exactement au cours spécifié.

Tu ne devrais JAMAIS avoir un ordre stop qui est trop près de ton cours d’entrée. Tu vas constamment te faire arrêter et perdre de l’argent.

Les éléments dont il faut se rappeler:

  • Souviens-toi de placer des stop losses en même temps que place ton pari.
  • Si ton courtier a placé un stop loss automatiquement pour toi, vérifie-le et change-le si nécessaire.
  • Un ordre stop loss standard ou ordinaire ne s’exécutera pas forcement exactement au cours spécifié.
  • Un ordre garanti s’exécutera obligatoirement exactement au cours indiqué mais te coutera un spread plus large.
  • Fais attention à l’ouverture des marchés.

Le stop loss et la définition d’objectifs

En règle générale, je démarre avec des ordres stop à 10% (du cours actuel) et ensuite j’affine la position, en fonction d’où les autres traders ont acheté ou vendu dans le passé. Le challenge quand on place un stop est de trouver le bon équilibre entre activer la sortie quand l’action effectue un mouvement décisif, mais pas quand elle se déplace de manière non significative (ou rapidement dans l’autre direction).

Ma position par défaut est de spécifier un objectif de 20%.

Les stop losses devraient toujours être beaucoup plus serrés que les objectifs. Tu peux te permettre d’avoir plus de positions perdantes que de positions gagnantes, mais quand même être gagnant au final. N’aies jamais peur de prendre de petites pertes.

Les éléments dont il faut se souvenir concernant les objectifs / stops:

  • Configure des stops plus petits et des objectifs plus grands, par exemple, 10% et 20% respectivement.
  • Ne spécifie pas des stops trop près du cours d’entrée.
  • Fais attention aux sorties à l’ouverture des marchés (8h00 en Angleterre, 9h00 en France), vérifie tes stops tous les soirs et reconfigure les si nécessaire.
  • Place tes stops légèrement en-dessous des supports, et tes objectifs légèrement au-dessus des résistances.

Quels marchés trader?

Palmarès des marchés les plus tradés:

  • Brent (“Brent crude” en anglais): généralement coté pour le mois d’après donc vérifie la date de validité. Le spread est étroit (entre 70.65 et 70.70 par exemple) et bouge très rapidement.
  • FTSE 100 (ou SBF 120 pour la France): l’indice des 100 plus grosses entreprises anglaises (les 120 plus grosses en France), avec un joli spread étroit.
  • Or (“Gold rolling” en anglais): souvent à contre cycle du marché principal, et comme tu n’achètes pas de l’or physique, pas besoin de planquer les lingots d’or sous le matelas!
  • S&P 500: l’indice des 500 plus grosses entreprises aux US.
  • Dow Jones: l’indice des 30 plus grosses entreprises aux US, qui bouge à la vitesse de l’éclair. Un pari de 5£ le point est massif. Dans le passé, il est arrivé à l’indice de bouger de de 700 points en une journée.
  • EUR/USD: euro contre le dollar US.
  • GBP/USD: livre sterling contre le dollar US. Spread très étroit, vérifie la taille de ta position.
  • Barclays: l’action la plus tradée en Angleterre.
  • Microsoft: en tradant les actions aux US, il faut toujours se rappeler qu’elles sont cotées en dollars!
  • Rio Tinto: la plus grosse action minière et une des plus célèbres pour le day trade.

Personnellement, je trade à peu près tout, des actions du FTSE aux small caps et de temps en temps les indices aussi. Une règle à retenir est de toujours avoir un pied dans chacun de ces marchés. Tu peux par exemple avoir une ou deux actions du FTSE 100 pour un peu de volatilité et un trade à court terme, d’autres du FTSE 250 à garder plus longtemps et qui sont moins une prise de tête puisqu’elles ne bougent pas aussi vite, et quelques small caps qui pourraient être de grandes gagnantes par la suite.

Garde à l’esprit que beaucoup de paris sur les matières premières sont extrêmement volatiles. Dans mon livre, c’est du pur hasard, et j’y touche pas.

En général, les coûts de financements sont les suivants:

    • pour les paris quotidiens roulants: le coût est appliqué chaque nuit où la position est reconduite (le montant est souvent si faible que les gens ne s’en rendent même compte).
    • pour les paris trimestriels: le coût est incorporé dans le prix du pari.

Je visite deux courtiers en spread betting

Je reçois régulièrement des emails sur de théories de complot concernant les courtiers en spread betting, se plaignant que les courtiers ne veulent pas que les clients gagnent. Alors j’ai décidé de visiter deux entreprises: Tradefair et IG Index.

Ces deux entreprises recherchent vraiment les volumes: plus elles prennent de paris, que les clients gagnent ou perdent, et plus elles font de profits. Et grâce au “hedging” (mise en place de couverture ou de protections), les mouvements de leurs actions sous-jacentes couvrent leurs responsabilités sur les positions de spread betting prises par leurs clients.

Donc après ces visites, je pense que n’importe quel trader en spread betting devrait être aussi satisfait que moi. Et voici ce que j’ai appris de ces experts au passage:

  • Les gens qui gagnent n’ouvrent pas autant de positions que ceux qui perdent.
  • Les gagnants sont souvent ceux qui réclament des spreads sur des entreprises dont je n’ai jamais entendu parlées, plutôt que sur des entreprises du FTSE 100 (ou du SBF 120 pour la France).
  • Les gagnants s’arrêtent souvent de trader pendant plusieurs jours.

C’est tout dans la tête

Gagner ou perdre de l’argent avec le spread betting est bien souvent plus basé sur ton cerveau que ce que font les marchés. Ce que tu dois faire, c’est de te regarder honnêtement et de décider comment tu vas gérer la situation si tu commences à perdre, ou si tu perds le contrôle. Si tu veux devenir un bon trader en spread betting, tu dois comprendre comment tu te sens et apprendre à faire abstraction de tes émotions dans tes décisions de trading.

Les aspects où il faut être particulièrement vigilant sont:

  • des émotions intenses au sujet de tes trades
  • des disputes avec tes proches
  • un sentiment d’impuissance
  • faire du trading quand on est de mauvaise humeur car c’est vraiment PAS une bonne idée
  • ne pas communiquer ses pertes avec un proche et les dissimuler

L’avidité est très certainement le plus gros danger pour les traders en spread betting. Ce qui a tendance à se produire est que le trader réussit pas mal, l’argent entre à flot sur le compte et ensuite le trader devient beaucoup trop gourmand. Et c’est sa fin. Pour gagner en spread betting, tout est question de cohérence et de régularité, c’est pas un casino.

La peur est l’autre émotion importante en spread betting et elle frappe de 3 manières:

  • La peur de prendre une perte rapidement: la peut de cristalliser une perte, qui au final se traduirait par une attaque à l’ego.
  • La peur de perdre un petit profit: le prendre tout de suite, alors qu’il aurait mieux valu le laisser courir.
  • La peur menant à une panique générale: soudain toutes les décisions sont prises de manière émotionnelle, et par conséquent, se traduisent souvent par les mauvaises décisions.

Et pour gagner, tu dois être concentré, focalisé et discipliné.

Les 11 erreurs du débutant en spread betting

  1. Laisser courir des pertes qui deviennent gigantesques: toujours prendre de plus petites pertes rapidement!
  2. Configurer des stop losses trop étroits: utilise des niveaux en dessous des résistances et supports pour s’assurer que ces stops ne se déclenchent pas inopportunément.
  3. Trader le forex: n’y touche pas.
  4. Surendettement: contente-toi de l’argent que tu possèdes et n’utilise pas l’effet de levier ou le crédit.
  5. Accroc aux systèmes: le seul qui va faire de l’argent c’est le malin qui t’a vendu le système.
  6. Trop trader: c’est un fait, les plus grands perdants sont ceux qui tradent trop.
  7. Trop jouer les indices: se concrétise en général par beaucoup de pertes.
  8. Devenir émotif et tout perdre: tu DOIS contrôler tes émotions avec le spread betting; reste calme et aux commandes.
  9. Acheter à contre tendance ou essayer de deviner un retournement: essaie de suivre les tendances et de ne pas aller contre elles.
  10. L’avidité: si tu gagnes, encaisse une partie.
  11. Ne pas couper tes pertes et faire courir tes profits.

Les stratégies que j’utilise

Voici les différentes stratégies que j’utilise:

  • Les événements pilotés par les nouvelles: Des fois des nouvelles éclatent sur un événement en particulier, et elles poussent le cours d’une action ou d’un indice dans un sens ou dans l’autre. Souvent je trouve que le marché réagit avec excès, et donc il y a de l’argent rapide à faire en déterminant si le marché retournera au point où il était avant que l’événement ne se produise.
  • Achète la peur: Les peurs ont tendance à être exagérées et les marchés s’effondrent beaucoup trop, et ce phénomène offre des belles opportunités pour acheter à des tarifs très attractifs.
  • Vends l’avidité: De la même manière que la peur fait trop baisser les marchés, l’avidité les fait trop grimper. C’est le bon moment pour engranger des profits, voire même de devenir court!
  • Sois court sur la dette: Quand tu vois une grosse dette, tu peux tout de suite penser à “court” (ou bien être court, et miser sur la chute du cours).
  • Spécialise toi: Tout savoir sur une petite quantité d’actions, comment, quand et pourquoi elles se déplacent, peut vraiment améliorer ton trading.
  • Utilise les graphiques: Ils peuvent être d’une grande utilité, particulièrement quand une action répète le même comportement.
  • Sois court sur les tuyaux des journaux: Ca peut paraitre un peu pervers, mais si tu recherches à être court sur une période rapide, ça peut payer d’être court sur des tuyaux provenants de grands journaux ou magazines d’investissement et concernant de petites entreprises.
  • Suis la tendance: Essaie de suivre une tendance qui est toujours intacte. Essayer de deviner un sommet ou un creux est une mauvaise idée. Il est beaucoup plus judicieux de surfer une tendance haussière ou baissière une fois qu’elle a déjà changé.
  • Les nouvelles: Achète la rumeur et vends les nouvelles. Sois sûr de ne garder une position le jour d’une annonce; et positionne-toi de nouveau une fois une nouvelle tendance de nouveau établie.
  • Sois court sur un profit warning
  • Les introductions: voir “Le Trader Tout Nu” pour tout un chapitre à ce sujet.
  • Utilise le Level II: Le Level II te montre tout ce qui se passer derrière le prix d’une action – où les teneurs de marchés sont positionnés, et pour les grands titres, à quels prix les gens veulent acheter ou vendre. Il est surtout efficace pour les actions du FTSE 250 et plus petites, mais pas sur les actions du FTSE 100.
  • Comment je peux trouver des bonnes actions?: ce sujet est couvert en détails dans “Le Trader Tout Nu”.

Des exemples de trading

Des trades courts

Etre court est juste un jargon pour essayer de gagner de l’argent avec une action ou un indice qui baisse. Tu perds si ça monte.

Ce que je recherche pour être court:

  • une entreprise qui a une sorte de problème, de préférence une grosse dette par rapport à ses bénéfices par exemple (un rapport supérieur à 3).
  • une action avec une tendance grossièrement baissière à long terme, même s’il est possible de travailler avec une tendance haussière à court terme qui s’essouffle.
  • une action dans un secteur pas très à la mode.
  • si une autre entreprise dans le même secteur a communiqué une chute des ventes ou un profit warning.
  • un graphique d’action où le cours se heurte au même niveau pour se replier à maintes reprises.

Et si tu te rates en étant court, sors le plus vite possible! Je positionne des stops très étroits en étant court car si le marché commence à monter, peu importe si tu penses que l’action ne vaut rien, il est probable qu’elle grimpe aussi en même temps que le reste.

Le meilleur moment pour être court est quand tu vois que l’action, l’indice, etc. butte au même endroit sans arrêt sans jamais aller plus haut (i.e. quand elle résiste).

Des tuyaux pour être court:

  • Rappelle-toi de vendre et pas d’acheter! Quand tu fermes une position courte, achète ou appuie sur ‘fermer’.
  • Pense court terme (de quelques jours à un mois).
  • N’essaie pas d’être courts avec une action fortement haussière, ou de deviner une nouvelle tendance.
  • Cherche à être court sur des entreprises faibles avec de grosses dettes ou dans un secteur en baisse.
  • N’essaie pas d’être court avec des entreprises solides avec de gros profits et beaucoup de cash.
  • Ferme ta position avec une petite perte rapidement si tu te trompes.
  • Détermine un objectif et garde le trade s’il s’enfonce.
  • Regarde si tu peux utiliser les supports et résistances.
  • Sois ferme avec ton stop loss!

Des trades longs

Etre long est du jargon pour parier qu’une action ou un indice va monter. Tu perds si ça descend.

Une fois l’extra spread pris en compte, il n’y a pas vraiment de différence au niveau coût entre le spread betting et acheter une action sans payer de taxe à travers un ISA (à peu près équivalent à une assurance vie ou à un PEA en France).

Donc je fais du spread betting si:

  • c’est une action du AIM (“Alternative Investment Market” en anglais, similaire au marché libre en France) plutôt que du marché primaire: c’est parce que tu ne peux pas mettre des actions du AIM dans un ISA – faire du trading avec via du spread betting évite les taxes sur les profits.
  • quelque chose est en train de bouger rapidement et je veux vite entrer dans l’action: généralement, c’est plus rapide d’appuyer sur un bouton de spread betting que d’acheter les actions.
  • mon ISA est plein (le plafond des versement est atteint pour l’année) ou simplement pour rajouter des positions à court terme sur une action que j’aime déjà bien.

J’ai tendance à être long avec du spread betting seulement si le marché est haussier.

Des histoires de traders

(pas de résumé pour cette section)

Quel courtier utiliser?

Ce qu’il y a de bien avec le spread betting c’est que t’as pas vraiment besoin de montrer de loyauté envers les entreprises de bookmaking. C’est pas comme avec un courtier traditionnel où il est difficile de partir. Tu peux fermer toutes tes positions si tu n’aimes pas le bookmaker et aller voir ailleurs.

Je crois que ça vaut la peine d’avoir un compte avec plus d’un bookmaker. Et comme ça, quand tu veux placer un pari, tu peux faire le tour et choisir en fonction de qui offre le spread le plus étroit sur ce que tu cherches ou bien qui a la meilleure exécution sur certains paris, ou encore qui se moque de toi.

Les règles

Tu n’as pas besoin de te précipiter sur le spread betting. Prends ton temps. Vas-y doucement. Apprends tout ce que tu peux sur le sujet et décide quel est ton type de trader et pourquoi tu le fais. Aussi, prends ton temps avec tes trades. Laisse les se développer un peu. N’ouvre pas et ne ferme pas des positions sans arrêt.

Les Règles du Trader Tout Nu en Spread Betting:

  1. Garde tes positions à un niveau que tu peux te permettre.
  2. N’utilise pas trop d’effet de levier qui t’est offert.
  3. Un appel de couverture (voir le jargon plus bas) peut être un signal d’alarme.
  4. Tiens-toi à tes stop losses
  5. … mais sois vigilant avec les sorties intempestives à 8h00 et rectifie si nécessaire.
  6. N’ouvre pas trop de positions.
  7. Attention aux gros doigts – vérifie tes trades avant de les placer.
  8. Ne prends pas la grosse tête après avoir gagné en augmentant trop tes mises.
  9. Penses plutôt aux trades à court terme
  10. … mais ceux à long terme peuvent marcher aussi.
  11. Sois prudent avec les indices volatiles et les matières premières.
  12. Pense à être court comme à être long.
  13. Vérifie les dates d’ex-dividende et de résultats.
  14. Coupes tes positions perdantes rapidement, et laisse courir les gagnantes pour plus de profits.
  15. Utilise les niveaux de résistance et de support pour t’aider à placer tes stops et tes objectifs.
  16. N’utilise pas seulement l’analyse technique.
  17. Prends garde aux pronostiqueurs et aux vendeurs de systèmes.
  18. Sois toi-même et ne te fais pas influencer par les autres.
  19. Fais en sorte que tu saches ce que tu fais.
  20. Ne dis jamais à ton partenaire combien tu perds (non, c’est une blague!).

Le jargon

Appel de fonds (“cash call” en anglais): L’appel que tu ne veux pas recevoir de la part dans d’un courtier en spread betting te demandant de l’argent. Ou plus exactement, ton numéro de carte bancaire.

Arbitrage: Dans le passé, il arrivait que 2 courtiers en spread betting aient des cotes différentes pour le même pari et il était possible d’acheter avec un courtier et de vendre avantageusement avec un autre. De l’argent facile et sans risque, mais très peu probable de nos jours.

Bonne affaire (“bargain” en anglais): Signifie simplement un trade (et on espère que ça deviendra une bonne affaire par la suite). Cours demandé ou d’achat (“ask” ou “offer price” en anglais): Le prix auquel tu peux acheter.

Cours vendeur ou de vente (“bid” en anglais): Le prix auquel tu peux vendre.

Écart Cours Offert-Demandé (“bid-ask spread” en anglais): La différence entre le prix d’achat et de vente.

Effet de levier (“Leverage” en anglais): Utiliser de l’argent emprunté au courtier en spread betting pour ouvrir un trade.

Être court: Vendre. Ou parier que quelque chose va baisser.

Être long: Acheter. Ou parier que quelque chose va monter.

Expiration (“expiry” en anglais): La date à laquelle un pari expire.

Fermeture (“closing” en anglais): Terminer une position pour prendre tes profits ou tes pertes.

GFD – “Good For the day” (“Bon pour la journée” en français): Ton ordre sera annulé en fin de journée s’il n’a pas été exécuté.

GOG – “Grumpy Old Git” (“Vieux grincheux” en français): Ce que deviennent la plupart des traders en spread betting! Tu les trouveras dans les forums.

GTC – “Good Till Cancelled” (“Bon jusqu’à annulation” en français): Ton ordre restera dans le marché jusqu’à ce qu’il soit exécuté ou que tu l’annules.

Ordre à cours limité (“Limit order” en anglais): Un ordre différent du cours actuel. Donc si quelque chose coûte 100p pour acheter, tu places un ordre à cours limité de 99p, ton trade sera exécuté seulement si le cours atteint ce montant.

Ordre de vente à seuil de déclenchement (“Stop loss” en anglais): A cours fixe auquel tu demandes le courtier de fermer ta position à perte de peut de perdre encore plus d’argent.

Marge / Appel de marge (“Margin / Margin Call” en anglais): Le montant que tu dois avoir sur ton compte pour ouvrir une position. Si tu n’as plus assez de fonds disponibles, un appel de marge se traduit par un coup de téléphone de ton courtier pour te demander d’en rajouter et t’as plutôt intérêt à les avoir sinon il va y avoir de gros problèmes.

NTR (“Notional trading requirement” en anglais): Un terme assommant pour décrire l’argent que tu dois avoir sur ton compte pour qu’un trade soit autorisé (aussi appelé “marge”).

Pari binaire (“binary bet” en anglais): Des paris avec des cotes fixes émanants de bookmaker. N’y touche pas, sinon tu vas perdre l’argent.

Report (“Rollover” en anglais): Ton pari qui expire à la fin du trimestre est fermé et ensuite réouvert pour le trimestre suivant le lendemain. Les profits ou pertes sont crédités ou débités sur ton compte et tu démarres avec le nouveau cours pour le nouveau trimestre. Ca coûte un peu d’argent de reporter ses positions, le courtier te propose un meilleur spread pour avaler la pilule plus facilement.

Tick: Le plus petit mouvement possible pour une action ou un indice.

Trimestriel (“Quarterly” en anglais): Un pari qui expire à la fin trimestre de trading, en général à 16h00 le troisième mardi de mars, juin, septembre et décembre.

Mon avis sur le livre

Points forts

  • Bonne introduction simple et facile au spread betting.
  • Le glossaire pour le jargon.
  • Les histoires d’autres traders sont enrichissantes mais pas vraiment possible de résumer.

Points faibles

  • Répétitif par rapport à l’autre livre, surtout les stop losses.
  • Répétitif au sujet du choix des courtiers en spread betting.
  • Les exemples de stratégies sur les nouvelles, l’avidité et la peur sont en contradiction avec le conseil de ne pas parier sur les retournements.
  • Les histoires d’autres traders sont exclusivement sur des erreurs et des échecs et aucune sur des succès.

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