Comment gagner avec les actions - CAN SLIM (3/5)

Comment gagner avec les actions – CAN SLIM (3/5)

Comment gagner avec les actions
  • Titre original:How to Make Money in Stocks: A Winning System in Good Times and Bad, Fourth Edition
  • Auteur: William J. O’Neil
  • Kindle Edition:464 pages
  • Editeur:McGraw-Hill Professional
  • Langue:Anglais

Voici la suite du résumé du livre “Comment gagner avec les actions”. La partie précédente peut se trouver “Comment gagner avec les actions – CAN SLIM (2/5)“.

Résumé (3/5)

Partie 2: Jouer intelligemment dès le départ

Chapitre 10 – Quand vendre et couper ses pertes… sans exception

Sans une bonne défense pour se protéger contre les pertes, on n’a aucune chance de gagner en bourse. Il faut absolument savoir couper ses pertes rapidement, et ça demande du courage et une constante discipline. Pour réussir en bourse, il ne faut pas avoir raison tout le temps, il suffit simplement de perdre le moins possible quand on a tort.

Une règle facile à suivre est de limiter chaque perte à 7%-8% maximum du capital investi. En achetant juste après des bases solides (des zones de consolidation des cours), si une perte plus importante se produit c’est généralement qu’on a choisi la mauvaise action ou bien que les marchés sont en train de corriger. Il est donc très important d’acheter au bon moment, c’est-à-dire lors d’un breakout.

Malheureusement, mentalement on a tendance à espérer quand on devrait avoir peur. Et inversement, on a peur quand on devrait espérer. Et c’est en suivant ce principe qu’il est préférable de vendre ses actions qui ont la pire performance plutôt que l’inverse.

Comme l’explique Baruch, la meilleure stratégie est de suivre le marché et les actions pour déterminer ce qu’ils sont en train de faire maintenant et ensuite d’agir à l’aide des ces informations.

Diversifier à outrance est une piètre solution comparé à un plan défensif pour protéger son capital. Une autre mauvaise stratégie est d’avoir des actions qui délivrent de bons dividendes mais dont le cours chute.

Chapitre 11 – Quand vendre et prendre ses bénéfices

Le meilleur moment pour vendre une action est quand elle grimpe et qu’elle parait toujours solide aux yeux des autres investisseurs. Ça parait contre nature, mais c’est pourtant la meilleure stratégie.

Un corollaire à une idée vu dans le chapitre précédent: notre objectif n’est pas d’avoir raison, mais seulement de gagner beaucoup d’argent quand on a raison. C’était justement l’approche de Jesse Livermore et sa méthode de pyramidage ou de moyennage à la hausse. Le principe est simple: il suffit de renforcer une position en rachetant une quantité de plus en plus petite au fur et à mesure que la position est gagnante. Cette méthode permet de concentrer ses achats quand on a raison.

Le tout est donc d’apprendre de ses erreurs, de prendre des notes sur les graphes. En les étudiant par la suite et en établissant de nouvelles règles pour corriger ses erreurs on économise par la suite beaucoup de temps et d’argent.

Et pour vendre, il faut baser ses décisions sur des mouvements de cours et de volume inhabituels des marchés, et surtout pas en fonction de ce qui se dit à Wall Street. Voici quelques exemples de mouvements inhabituels:

  • Les points culminants (“climax top” en anglais): le cours monte en s’accélérant pendant une ou deux semaines après une hausse pendant plusieurs mois.
  • Les faibles volumes: comme par exemple de nouveaux plus hauts accompagnés de faibles volumes, une clôture proche du plus bas de la journée, etc.
  • Les cassures de support: comme par exemple une clôture journalière en-dessous de la moyenne mobile à 50 jours, la plus grande chute des cours en une journée, une chute des cours avec de forts volumes, etc.

Chapitre 12 – Money management: Faut-il diversifier, investir à long terme, acheter sur marge, vendre à découvert, acheter des options, des nouvelles émissions, abris fiscaux, Nasdaq, actions internationales, obligations ou autres actifs?

Investir ne se résume pas seulement à choisir une action. Il faut aussi décider comment gérer son portefeuille, combien d’actions acheter, de quel type, et quelles sont celles à éviter. Et le mieux, c’est de faire simple!

Regardons donc ce que William O’Neil conseille et déconseille:

  • Nombre de lignes dans le portefeuille: Plus on diversifie et plus il est difficile de tout suivre. La diversification est souvent une solution pour se protéger contre l’ignorance. Il vaut mieux se concentrer avec deux grands gagnants plutôt qu’avec plein de petits gagnants. Cinq positions sont préférables pour un portefeuille de $20,000 à $200,000. Trois positions sont bien pour un portefeuille de $5,000 à $20,000. Et seulement deux positions sont nécessaires à moins de $5,000. Une fois que le cours d’une position augmente de 2% à 3%, alors on peut en racheter en suivant le principe du pyramidage.
  • Investissement à court terme ou long terme: Peu importe! Ce qui est important c’est d’acheter les bonnes actions au bon moment et de suivre ses règles pour vendre. Et pour le day trading, il vaut mieux éviter. La plupart des traders perdent de l’argent à cause des commissions et de la difficulté à lire de petites fluctuations.
  • Acheter sur marge: autant éviter la marge ou l’effet de levier pendant la première ou les deux premières années, le temps d’apprendre correctement sans prendre trop de risque.
  • La vente à découvert (“short selling” en anglais): ne pas le faire dans un marché bull et surtout pas sur une action peu liquide (moins de 5 à 10 millions d’actions par jour). À ne pas faire non plus simplement parce que le cours vient de baisser ou que le PER semble élevé.
  • Les options: la plupart des investisseurs devraient éviter les options car elles augmentent la complexité et les risques.
  • Le Nasdaq: pas de raison particulière d’éviter le Nasdaq tant qu’on suit les règles de base de CAN SLIM.
  • Les nouvelles émissions (“Initial Public Offering (IPO)” en anglais): O’Neil ne les recommande pas. Mais rien n’empêche d’en acheter deux ou trois mois après, suite à un breakout d’une base solide.

O’Neil déconseille ensuite de toucher aux obligations convertibles, aux actions de rendement, aux warrants, aux fusions et acquisitions (“merger and acquisition (m&a)” en anglais), les actions étrangères (donc en dehors des US), les penny stocks (les actions coutant moins de $15), les futures, l’or, l’argent, les diamants.

Chapitre 13 – 21 erreurs les plus fréquemment commises pas les investisseurs

La principale raison pour laquelle beaucoup d’investisseurs de gagnent pas d’argent en bourse est tout simplement parce qu’ils commettent trop d’erreurs! Il faut absolument essayer d’apprendre de ses erreurs, arrêter ce qui ne marche pas et apprendre de nouvelles règles, plus efficaces.

D’après O’Neil, voici les 21 erreurs les plus fréquemment commises par les investisseurs:

  1. S’obstiner à conserver une action quand les pertes sont faibles et raisonnables.
  2. Acheter une action quand les cours baissent.
  3. Moyenner à la baisse plutôt qu’à la hausse.
  4. Ne pas apprendre à utiliser les graphes et avoir peur d’acheter des actions atteignants des sommets après des bases solides.
  5. Mal démarrer en ne sachant pas quels critères utiliser pour choisir une bonne action.
  6. Ne pas connaitre les bons indicateurs pour détecter une correction ou un retournement à la hausse.
  7. Ne pas suivre ses propres règles d’achat et de vente, impliquant de plus en plus d’erreurs.
  8. Concentrer ses efforts sur quoi acheter, mais ne pas savoir quand vendre.
  9. Ne pas comprendre l’importance d’acheter des entreprises de qualité supportées par les investisseurs institutionnels et l’importance d’apprendre à utiliser les graphes pour améliorer ses sélections et son timing.
  10. Acheter beaucoup d’actions pas chères plutôt que d’en acheter peu, plus chères mais de qualité.
  11. Acheter sur des rumeurs, des tuyaux, des annonces ou des nouvelles.
  12. Acheter des actions de moins bonne qualité à cause des dividendes ou du faible PER.
  13. Vouloir gagner de l’argent rapidement et facilement.
  14. Acheter des entreprises très connues.
  15. Ne pas être capable de reconnaitre et suivre de bonnes informations et conseils.
  16. Encaisser de petits profits faciles à faire tout en conservant ses pertes.
  17. S’inquiéter beaucoup trop des impôts et des commissions.
  18. Spéculer fortement avec les options et les futures en pensant gagner beaucoup d’argent rapidement.
  19. Utiliser rarement des ordres au marché et préférant plutôt utiliser des ordres à cours limiter pour acheter et vendre.
  20. Ne pas savoir prendre des décisions quand c’est nécessaire.
  21. Ne pas être objectif avec les actions.

La suite au prochain épisode avec “Comment gagner avec les actions – CAN SLIM (4/5)“…

C’est à vous: Quand est-ce que vous vendez pour prendre vos bénéfices ou couper vos pertes? Quel est votre money management?

Lire des commentaires en anglais de “How to Make Money in Stocks: A Winning System in Good Times and Bad, Fourth Edition” sur Amazon.com

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