Trading gagnant : mettez toutes les chances de votre côté

  • Titre: Trading gagnant: Mettez toutes les chances de votre côté
  • Titre original: High-probability trading: Take the steps to become a successful trader
  • Auteur: Marcel Link
  • Édition brochée: 464 pages
  • Editeur: Valor
  • Date: 8 juin 2006
  • Langue: Français

Quel est le véritable coût d’apprentissage en bourse?

Comment le fait d’établir des objectifs réalistes impacte votre performance?

Comment équilibrer les règles du jeu entre particulier et pro?

[Note: Pour information, j’ai lu la version originale en anglais de McGraw-Hill Education publié le 7 avril 2003]

On voit les réponses à toutes ces questions avec cette première partie du résumé du livre “Trading gagnant: Mettez toutes les chances de votre côté”…

Présentation du livre

Dans les six premiers mois de leur carrière pleine de promesses et d’espoirs, la plupart des traders se retrouvent littéralement sans argent et dans l’impossibilité de trader.

Trading gagnant réduit les chances que vous ayez à payer ce  » coût d’apprentissage du trader  » en exposant en détail un programme de marché éprouvé pour passer le cap des premiers mois et devenir un trader rentable dès le début.

En combinant un regard éminemment direct et franc des réalités du trading avec des exemples, des graphiques et des études de cas détaillant des succès et coups manqués réels de traders à court et long terme, ce guide examine:

  • Les 10 attributs constants d’un trader gagnant et comment en tirer Profit
  • Des stratégies pour contrôler les émotions dans le feu de la bataille de trading
  • Des méthodes d’analyse technique pour identifier les tendances, les cassures, les retournements et bien davantage encore
  • Des signaux de marchés testés pour améliorer systématiquement le timing des points d’entrée et de sortie
  • Comment « trader les nouvelles »  et comprendre quand le marché les a déjà intégrées dans les prix
  • Apprendre à sortir d’un mauvais trade avant qu’il ne vous atteigne

Résumé du livre

Partie 1 – Les blocs de base

Chapitre 1 – Le coût d’apprentissage du trading

La plupart des personnes démarrent le trading avec peu ou pas d’expérience et s’attendent à réussir après avoir lu un ou deux livres. Il n’existe malheureusement pas d’école ou d’université qui propose une formation pointue en trading. La seule véritable « école de la bourse » est la pratique et l’argent perdu au départ constitue le coût d’apprentissage.

Les premières années en trading doivent être considérées comme la période d’apprentissage. Ce n’est pas le moment de faire des étincelles, mais plutôt de protéger votre capital et de vous former en ne risquant que des petites sommes.

Contrairement au paper trading (le trading virtuel), perdre de l’argent en réel vous apprend de vraies leçons en reproduisant pas les mêmes erreurs. Tout change en réel: le niveau d’aversion au risque, les gains sont pris trop tôt, les pertes sont prolongées trop longtemps, les problèmes de slippage et de commissions deviennent importants.

La période d’apprentissage prend en moyenne 3 à 5 ans et coûte environ $50,000. Cette argent ne doit pas être vital pour vous. Soyez aussi bien conscient que vous ne gagnerez pas votre vie en tradant les premières années.

Les outils nécessaires comprennent les graphes, les cours, un logiciel de trading, des données en temps réel et un bon ordinateur.

En bourse, tout le monde fait des erreurs. La différence entre ceux qui gagnent et ceux qui perdent dépend de votre réaction à ces erreurs. Les premiers prennent des notes et apprennent de leurs erreurs. Les seconds répètent leurs erreurs et n’apprennent jamais. Vous devez éviter de renforcer vos erreurs et vous focalisez sur ce qui marche.

Les meilleurs traders ont démarré leur carrière en perdant pendant des années, souvent plusieurs fois et beaucoup, avant d’enfin gagner. Le pire qui puisse vous arriver c’est de démarrer avec des gains rapidement. La clé pour réussir est de ne pas perdre beaucoup quand vous perdez. Et quand vous gagnez, tout se passera comme il faut.

Pour y arriver, le mieux est de démarrer petit et simple, avec seulement quelques marchés avant d’élargir votre champs d’action. Être sous-capitalisé ou faire de l’overtrading sont les principaux dangers au début. Vous risquez ensuite de perdre votre motivation et d’abandonner rapidement.

Tenir un journal de trading et vous féliciter fréquemment vous fournit la discipline pour tenir dans le temps et corriger régulièrement le tir vis-à-vis de vos erreurs à répétition.

Chapitre 2 – Établir des objectifs réalistes

Même si important de croire que vous allez réussir, vous devez aussi être conscient des possibilités d’échec si vous n’êtes pas prudent.

Les traders qui ont le plus d’argent ont tendance à être les meilleurs. Par contre, avoir un gros capital ne fait pas nécessairement de vous un bon trader. Ça vous permet seulement d’avoir plus de marge de manoeuvre suite à des erreurs, de risquer moins par position et rester plus longtemps dans la partie.

Donc plutôt que de vous concentrer sur un objectif basé sur des gains, concentrez-vous sur faire des bons trades et les gains arriveront tout seuls par la suite. Et surtout, n’essayez JAMAIS de récupérer vos pertes!

Dans l’ensemble, vous ferez toujours mieux en ratant la dernière partie d’un mouvement de hausse et en sortant d’une position avant que la masse ne le fasse en espérant que ça continue. Donc vos gains doivent être pris en fonction de ce que le marché est prêt à vous donner et non pas en fonction de ce que vous recherchez.

Les meilleurs outils pour connaitre le bon moment pour sortir sont une combinaison de votre connaissance du marché, des analyses des vagues d’Elliott et de l’utilisation des lignes de tendance, des canaux et des oscillateurs. L’utilisation de stochastiques et d’une chute du momentum peuvent aider dans le timing de l’entrée et de la sortie.

En comprenant que de toute façon vous raterez une partie du début et de la fin d’une hausse, le plus important reste par conséquent de profiter du reste de la hausse. Et en limitant vos pertes à 2% maximum de votre capital total ou moins, vous minimisez vos risques considérablement.

Une approche efficace pour conserver des objectifs réalistes consiste à aborder le trading comme un véritable business avec un business plan, des rapports, une analyse régulière, une observation précise des gains et des pertes, etc.

Chapitre 3 – Équilibrer les règles du jeu

Un aspect important en bourse et souvent mal compris par certains est que le marché dans son ensemble est l’agrégation des positions de chaque intervenant et que parmi ceux-ci se trouvent de véritables pros.

Et si vous voulez espérer les affronter à armes égales, il va falloir vous équiper avec des outils corrects comme ceux mentionnés précédemment. Ils peuvent coûter un peu parfois mais peuvent aussi sérieusement améliorer votre performance.

Chapitre 4 – Trader les news

Faites très attention à ce que vous lisez et entendez: une news important est peut-être le signal qu’attendaient les intervenants intelligents pour sortir de leur position et terminer un mouvement.

La plupart des mouvements de cours d’une action ne sont pas liés nécessairement aux prévisions de résultats. Les novices en bourse interprètent souvent mal les news et foncent sur une action sans réaliser que cette information a déjà prise en compte par le marché depuis un bon moment.

La news n’est déjà plus fraiche au moment où elle est communiquée par les médias. Ce n’est donc pas surprenant de voir un fort mouvement de cours sans réelle explication suivi par une news, alors qu’il est trop tard pour agir à ce moment-là.

Il est très fréquent d’ailleurs qu’une fois qu’une news est connue, les cours évoluent en sens inverse par rapport à la réaction initiale.

La stratégie la plus efficace est de suivre le « price action » d’un titre, c’est-à-dire ses mouvements de cours et d’oublier les news. Les mouvements importants se produisent avant la tombée de la news, après il est trop tard et les intervenants malins sortent de position.

Si une mauvaise nouvelle tombe mais que le marché l’ignore et que les cours continuent de grimper, alors c’est une bonne occasion pour acheter. À l’inverse, si une bonne nouvelle tombe et que les cours tombent, alors il est judicieux de profiter de la baisse.

Au final, il est plus important d’observer comment le marché réagit face à une news, plutôt que de comprendre qu’elle est la news. Et plus une news est prévue d’être bonne ou mauvaise, et plus il va être dangereux d’opérer dans le sens de la news.

De nombreuses news arrivent dans le sens opposé à la tendance établie… quand cela se produit, les cours partent très souvent dans l’autre sens et violemment. Mais une fois la news « digérée », la tendance d’origine reprend son cours tranquillement.

Par conséquent, les fondamentaux peuvent être utilisés à partir du moment où les signaux techniques confirment aussi ces données.

Quand une news va tomber, la meilleure des choses à faire est de ne pas avoir de position ouverte car les cours peuvent partir dans n’importe quel sens. Les premiers mouvements juste avant la news indiquent généralement le consensus. Ensuite, il se produit un fort mouvement qui retrace rapidement. C’est pourquoi il est plus avantageux d’attendre d’avoir une véritable direction, que le bruit ambiant se calme et de prendre une position tout de suite après.

Partie 3 – L’analyse technique

Chapitre 5 – Améliorer vos chances avec des échelles de temps multiples

Il est facile de regarder un graphique et de constater que les cours montent, descendent ou stagnent. Il est en revanche beaucoup plus dur de comprendre comment fonctionne des indicateurs, des figures graphiques et ce que le marché va faire par la suite.

Les volumes permettent de confirmer les mouvements de cours. Quand les cours bougent avec de forts volumes, alors le marché à plus de chance de continuer dans ce sens que ce soit pour une continuation ou un retournement de tendance. Et quand les volumes s’essoufflent, les cours vont commencer à s’essouffler aussi.

Opérer sur plusieurs échelles de temps offre l’avantage d’observer la tendance générale sur une grande échelle et prendre une position plus affinée sur une plus petite échelle. En tradant dans le sens de la tendance, vous obtenez le meilleur momentum tant qu’il n’y a pas de supports ou de résistances majeures et que vous n’êtes pas en zone surachetée ou survendue.

Le meilleur moment pour entrer sur un trade long est ou bien quand les cours touchent la ligne de tendance ou alors cassent une zone de congestion. Une fois la position prise, il est préférable de suivre le trade sur une échelle de temps plus longue pour avoir une vue plus globale.

Plus vous utilisez une échelle de temps large pour placer vos stops et plus ils seront fiables. Mais le revers de la médaille est qu’il vous en coutera aussi plus s’ils sont touchés.

L’échelle de temps de suivi doit être entre 5 et 12 fois plus grande que celle utilisée pour opérer. Donc si vous opérez principalement en day trading sur une échelle de 5 minutes, alors votre échelle de suivi doit être à 60 minutes.

Surveiller un trade sur une échelle de temps plus grande facilite aussi le fait de conserver les positions gagnantes plus longtemps et réduit le nombre de trades que vous effectuez.

Chapitre 6 – Suivre la tendance

Pour réussir en bourse, vous devez suivre la tendance générale. Les mouvements dans la direction de la tendance sont plus solides et durent plus longtemps que les mouvements en sens inverse, d’où l’intérêt d’opérer dans le sens de tendance quand des retracements se produisent.

Pour suivre la tendance générale, vous pouvez utiliser les moyennes mobiles, les lignes de tendance ou les canaux sur des échelles de temps plus grandes. Vous prenez ensuite position sur une échelle de temps plus petite pour être plus précis avec le timing.

Pour les moyennes mobiles, il faut savoir que plus elles sont longues et plus elles sont fiables. Plus elles sont courtes et plus elles fournissent de signaux rapides, mais moins ils sont fiables.

Il peut être tentant de rentrer aveuglément sur une tendance une fois que vous connaissez sa direction, mais ce n’est pas l’approche optimale. Il est plus judicieux d’attendre un retracement même s’il est difficile de savoir quand celui-ci va se terminer et reprendre la tendance d’origine. Attendre le retracement permet de diminuer le risque considérablement.

L’indicateur ADX est excellent pour déterminer la solidité et la force d’une tendance. Il vous aide donc aussi à savoir si vous pouvez être plus agressif avec une position ou pas.

Quand les premiers signes de fin de tendance apparaissent, c’est le moment de sortir. Il est inutile d’essayer d’aller chercher la fin exacte du mouvement. Un tel jeu va vous faire perdre gros en prenant beaucoup trop de risque.

Chapitre 7 – Utiliser des oscillateurs

Les oscillateurs sont d’excellents outils pour trader dans le sens de la tendance. Ils sont très mauvais en revanche pour détecter des sommets et des creux.

Pour une position longue, vous devez être en tendance haussière, attendre la fin d’un retracement indiquée par une survente avec l’oscillateur et rentrer en position. Quand l’action est surachetée, évidement ce n’est pas du tout le bon moment pour acheter.

À l’inverse, ce n’est pas la peine de sortir d’une position longue si le marché chute un peu et que l’oscillateur indique une zone de survente. C’est en fait un très bon endroit pour rentrer en position longue et non pas pour en sortir, comme font beaucoup de débutants.

Les oscillateurs sont donc parfaits aussi pour entrer et sortir au bon moment. Dans le cas précis où il y a une tendance haussière et un oscillateur qui montre une zone de surachat, il vaut mieux attendre un retracement pour acheter plutôt que de rentrer trop tard ou alors utiliser les indicateurs de suivi de tendance.

Les 3 oscillateurs les plus connus sont les stochastiques, le RSI et le MACD.

Voici 6 stratégies à utiliser avec les stochastiques:

  1. Acheter quand les deux lignes sont au-dessus du niveau de survente et en hausse.
  2. Acheter quand la ligne rapide (%K) croise à la hausse la ligne lente (%D).
  3. Acheter quand les deux lignes sont au-dessus de la zone de surachat mais n’ont pas commencé à baisser.
  4. Acheter quand l’indicateur est fort et reteste sont extrême.
  5. Acheter quand les stochastiques échouent dans leur mouvement.
  6. Chercher des divergences entre les cours et l’indicateur.

Voici 5 stratégies à utiliser avec le RSI:

  1. Acheter quand le RSI ressort de la zone de survente.
  2. Acheter quand le RSI stagne sur la ligne des 50
  3. Acheter quand le RSI est au-dessus de la ligne des 50.
  4. Chercher des figures graphiques sur le RSI.
  5. Chercher des divergences entre les cours et l’indicateur.

Voici 5 stratégies avec le MACD:

  1. Acheter quand la ligne de MACD est au-dessus de la ligne de signal.
  2. Acheter quand la ligne de MACD est en-dessous de 0 et croise à la hausse la ligne de signal.
  3. Acheter quand la ligne de MACD croise à la hausse la ligne du 0.
  4. Chercher des divergences entre les cours et l’indicateur.
  5. Chercher des figures graphiques dans les histogrammes.

Donc quand l’indicateur ADX est supérieur à 30, alors vous devez utiliser les indicateurs de suivi de tendance. Et quand il est en-dessous de 20, le marché est sans réelle tendance et vous devez utiliser les oscillateurs et les signaux de surachat et de survente.

Les lignes de tendance, les zones de support et de résistance, les divergences entre les cours et les oscillateurs s’appliquent aussi aux oscillateurs et pas seulement aux cours.

Un piège auquel il faut faire très attention c’est de croire que le marché va évoluer en fonction de ce que l’oscillateur prédit. Ce n’est pas vrai! Un oscillateur qui indique une zone de surachat n’implique pas automatiquement que les cours vont chuter tout de suite. Ils peuvent continuer à grimper pendant encore longtemps avant de le faire.

Donc ne perdez pas votre temps à attendre qu’un scénario se produise car ça peut prendre du temps à arriver. Il est préférable de détecter un scénario idéal qui vient de se produire plutôt que d’attendre un qui n’arrivera peut-être jamais.

Chapitre 8 – Les breakouts et les renversements

Voici un concept simple à comprendre en bourse: aucun mouvement important ne démarre sans un breakout ou un renversement.

Le breakout permet de trader dans le sens du momentum. Il peut se produire dans les 3 scénarios suivants:

  • le marché est en tendance haussière et casse un plus haut précédent pour continuer dans la tendance
  • le marché casse une ligne de tendance pour démarrer une nouvelle tendance: plus la ligne de tendance est pentue et plus elle a de chance d’être cassée.
  • le marché sort d’une zone de congestion: parmi les zones de congestion, on peut citer les figures graphiques comme les rectangles, les triangles, les drapeaux, les fanions, les tasses avec anse (ou sans), les double tops, les triple tops, mais aussi les gaps.

Plus le marché teste une résistance ou reste dans une zone de congestion et plus il est probable que le breakout soit puissant quand il intervient.

Les deux choses à éviter avec les breakouts sont:

  • Essayer de les anticiper
  • Courir après une fois qu’ils se sont produit et donc rentrer en position beaucoup trop tard

Les volumes sont particulièrement importants à analyser au moment d’un breakout. Si le marché approche une ligne de tendance et que les volumes sont faibles, alors le breakout ne se produira probablement pas par manque d’intérêt. À l’inverse, si les volumes augmentent alors la ligne de tendance sera plus probablement cassée avec un fort momentum.

Un exemple classique de journée de renversement se produit quand après avoir fait un plus bas, le marché fait un plus haut supérieur à celui de la veille comme sur le graphe ci-dessous:

Journées de renversement en journalier sur le S&P500

Journées de renversement en journalier sur le S&P500

La meilleure des approches pour entrer sur un breakout est d’utiliser le breakout comme un signal et ensuite d’entrer en position en fonction d’indicateurs techniques et de différents horizons de temps pour un meilleur timing.

Si vous manquez l’entrée, ce qui est fréquent sur un fort mouvement, vous pouvez attendre la clôture pour prendre position pour profiter d’un éventuel follow-through (c’est-à-dire, une journée de suivi dans la même lancée) le lendemain. Mais souvenez-vous que si vous manquez totalement un breakout, n’essayez pas de le pourchasser, et attendez plutôt le prochain!

Plus un breakout est inattendu et plus il a tendance à bien fonctionner!

Voici 2 systèmes typiques à utiliser pour profiter de breakouts:

  • Système 1:
    Signal d’entrée: Acheter à l’ouverture de la prochaine barre si la barre actuelle clôture plus haut que le plus haut des 10 dernières barres.
    Signal de sortie: Vendre si la barre actuelle clôture en-dessous du plus bas des 3 dernières barres.
  • Système 2:
    Signal d’entrée: Acheter si la clôture de la barre actuelle est supérieure à la ligne de tendance plus 10 ticks.
    Signal de sortie: Vendre si la barre actuelle ET la barre précédente clôturent en-dessous de la ligne de tendance.

Chapitre 9 – Les sorties et les stops

Beaucoup de traders passent trop de temps et d’énergie à trouver les meilleurs signaux d’entrée et pas assez de temps sur les sorties de position.

Le principal danger est d’avoir des positions perdantes plus grandes que les positions gagnantes. La plupart des positions seront perdantes [NOTE: je désapprouve fortement cet aspect qui pour moi est la preuve d’un mauvais système! Voir ma conclusion dans la dernière partie], il faut donc que les positions gagnantes soient plus grandes que les positions perdantes.

Quand une position prend la bonne direction, alors vous devez la conserver sans redonner une partie des gains. Pour ça, le mieux est d’utiliser un trailing stop (un stop suiveur) qui va laisser courir vos gains et couper vos pertes si un retracement trop important intervient.

Mais dans l’ensemble, l’approche la plus efficace est d’avoir un plan clairement établi avant d’entrer en position pour déterminer quand sortir si tout se passe bien ET si tout se passe mal.

Vous avez bien entendu la possibilité de sortir de position par étape en échelonnant vos sorties. Par exemple, vous soldez seulement un tiers de votre position si vous atteignez un gain ou une perte établi à l’avance et vous solderez le reste à des seuils plus éloignés. Mais vous devez être particulièrement stricte avec une telle approche et ne pas s’en servir d’excuse pour ne pas solder une position perdante. Pour ça, vous devez être ferme et ne pas regarder derrière vous!

Une fois que la raison pour laquelle vous avez pris un trade n’est plus là, alors il est temps de sortir. [NOTE: une fois de plus, je désapprouve fortement ce point! Voir ma conclusion dans la dernière partie]

La rôle du stop loss est avant tout de contrôler vos pertes. Donc combiné à un bon money management et une bonne gestion du risque vous pouvez protéger votre capital efficacement.

Mais ne croyez pas que le stop loss à lui tout seul va tout faire. D’ailleurs un risque important est de croire que tant que le marché n’a pas touché votre stop loss, vous êtes tranquille. Vous n’avez jamais besoin d’attendre d’être sorti automatiquement. Si un trade semble mauvais, alors sortez tout de suite, même si vous avez seulement un petit gain ou une petite perte. [NOTE: et encore, je ne suis pas d’accord! Voir ma conclusion dans la dernière partie]

Les stops trop proches posent le problème suivant: le pourcentage de trades gagnants va diminuer et de nombreuses positions qui auraient pu être gagnantes se retrouvent finalement légèrement perdantes car elles n’ont pas eu suffisamment de place pour évoluer correctement. À l’inverse, laisser trop de marge de manoeuvre à un trade peut vous laisser avec une perte trop importante! Mais plus un marché est volatile est plus vous devez laisser de la place.

Le meilleur endroit pour placer un stop est déterminé par le marché et le comportement passé. Si jamais cet endroit vous fait perdre trop d’argent, alors c’est que vous ne devez pas prendre la position au départ. Évitez de placer votre stop à un endroit évident comme un nombre rond, une ligne de tendance, un support, une résistance, une moyenne mobile, un plus haut, un plus bas, etc. Placez-le toujours un peu plus loin.

Chapitre 10 – Faire des trades à hautes probabilités

Alors comment définir un trade à hautes probabilités? C’est tout simplement un trade qui suit une stratégie clairement établie avec des niveaux de sortie précis, qui a un fort degré de réussite et dont le risque potentiel est faible par rapport au gain potentiel.

Plus votre approche sera mécanique en attendant les meilleures configurations et plus vous aurez de chance d’y arriver.

Voici les ingrédients nécessaires pour faire des trades à hautes probabilités:

  • Utiliser différentes échelles de temps pour confirmer la position et mesurer le meilleur moment  pour entrer
  • Opérer dans le sens de la tendance majeure
  • Attendre les pullbacks
  • Avoir une stratégie au préalable pour sortir de position
  • Planifier les trades avant que le marché n’ouvre
  • Utiliser une combinaison d’indicateurs de suivi de tendance et des oscillateurs
  • Avoir une bonne raison pour chaque trade
  • Connaitre le risque
  • Rester focalisé
  • Être discipliné

Voici des bonnes raisons pour entrer en position:

  • L’action est plus forte que le reste du marché et le secteur est fort
  • La tendance est haussière, et le marché vient juste de retracé sur la moyenne mobile
  • Il y a eu une mauvaise nouvelle sur l’action, les cours ne baissent pas et ont croisé une moyenne mobile
  • J’ai eu un signal avec mon système
  • Le marché a baissé dans la partie basse de son canal et semble maintenant se retourner
  • Les stochastiques sortent de la zone de survente
  • Le marché vient juste de retracer dans le bas de son canal et l’indicateur MACD est survendu

Et maintenant, des mauvaises raisons pour entrer en position:

  • Je veux gagner de l’argent
  • J’ai perdu beaucoup d’argent et j’ai besoin d’un gain monstrueux pour me refaire
  • Je m’ennuie
  • Le marché est ouvert
  • J’ai déjà acheté cette action et elle est encore moins chère maintenant
  • Mon broker me l’a recommandé
  • Une news va bientôt tomber
  • Les cours ont déjà bien chuté et ça ne peut que rebondir
  • Ça ne fait que grimper
  • Je ne veux pas rater le mouvement
  • J’ai de la marge supplémentaire (emprunt donc effet de levier) que je peux utiliser
  • Je compte sur un rally passager
  • Les médias disent que c’est du solide

Partie 4 – Trader avec un plan

Chapitre 11 – Le plan de trading

C’est quoi un plan de trading?… c’est un ensemble de directives pour régulièrement prendre les bonnes décisions en trading. Il contient la méthode qui génère les signaux d’achat et de vente, mais aussi les paramètres de money management.

De manière plus détaillé, le plan de trading comprend:

  • Comment trader
  • Quel type de système utiliser
  • Quels marchés et combien trader
  • Quels risques prendre
  • Quelle est la perte maximale
  • Combien gagner
  • Combien coûte un trade
  • Les scénarios à anticiper
  • Comment se protéger contre les pertes importantes de capital
  • Combien risquer par position et à un instant donné
  • Combien de temps détenir les positions ouvertes
  • les étapes pour analyser les opérations et améliorer les opérations

Ce plan de trading vous permet d’éviter aussi d’opérer émotionnellement ou sur des coups de tête. D’ailleurs, en prenant vos décisions de trading en-dehors des heures d’ouverture de marché, vous améliorer sérieusement vos probabilités de gains et diminuer les risques d’overtrading.

La discipline au final ne fait pas partie du plan de trading mais c’est elle qui lie tous les éléments ensemble. Vous avez besoin de la discipline pour vous en tenir à votre plan de trading.

Chapitre 12 – Le système de trading

Un système n’a pas besoin d’être automatisé, informatisé, figé ou élaboré pour fonctionner. Le plus important c’est qu’il soit présent pour vous accompagner dans n’importe quelle situation. Ce système est un ensemble de règles pour vous aider à prendre les bonnes décisions au moment des achats et des ventes.

Une approche systématique vous permet de prendre une position sur un signal sans réfléchir et sans sortir du système. Une approche discrétionnaire en revanche vous laisse un peu plus de marge de manoeuvre pour prendre votre décision finale en fonction d’autre critères ou indicateurs. Le principal avantage de l’approche systématique sur la discrétionnaire est de minimiser l’effet de chance. Plus vous minimisez son impact et meilleur seront vos résultats.

Écrire un système ne prend généralement pas beaucoup de temps. Par contre, en écrire un bon peut prendre des mois voire plus pour le concevoir, le tester, l’ajuster au travers de nombreuses itérations et modifications.

Plus un système est simple à comprendre et mieux c’est. Il doit correspondre au maximum à votre façon de trader et votre situation personnelle. Il doit aussi avoir une espérance positive, être cohérent et avoir de faibles drawdowns par rapport aux gains.

Voici les 3 principaux types de systèmes:

  • Les systèmes de breakout: ce sont les systèmes les plus anciens, mais aussi les plus efficaces car ils vous permettent de profiter d’une tendance majeure dès le départ ou en cours de route. Mais pour ça vous devez être patient afin d’attendre un retracement et ensuite conserver votre position le plus longtemps possible. L’idéal est d’utiliser une solution qui vous procure des signaux d’achat fiables.
  • Les systèmes de suivi de tendance: cette solution repose sur des moyennes mobiles et des lignes de tendance. La grande difficulté avec ce système est la difficulté de programmer la reconnaissance de figures graphiques ou de ligne de tendance. L’oeil humain est souvent indispensable. Et comme avec les systèmes de breakout, plus vous arrivez à tenir votre position et meilleure sera votre performance.
  • Les systèmes basés sur des oscillateurs: ils conviennent particulièrement à ceux d’entre vous qui ont une approche contrarienne pour chercher des retournement, des creux et des sommets. Ils fonctionnent très bien quand les cours évoluent dans un canal entre un support et une résistance pour acheter à des niveaux de sur-vente et vendre à des niveau de sur-achat.

Vous et votre système devez rester flexibles aux différentes conditions de marché. Et vos règles doivent être différentes si le marché évolue sans réelle tendance ou en tendance forte.

N’oubliez pas que vous gagnez ou perdez vraiment de l’argent au moment de la sortie, donc concentrez vous au moins autant sur la sortie que sur l’entrée.

Chapitre 13 – Un peu de backtesting

Il existe 3 façons de tester un système:

  1. Avec votre argent en réel: très risqué si ça ne marche pas!
  2. Avec de l’argent fictif en test: ça peut prendre des mois.
  3. Avec un backtest sur des données passées: le plus efficace pour voir comment le système aurait pu se comporter dans le passé.

Un système qui ne fonctionne pas avec un backtest, fonctionnera rarement en réel avec du vrai cash! Le backtest ne vous garantit pas un comportement dans le futur non plus.

Voici quelques erreurs fréquentes avec un backtest:

  • Ne pas savoir comment évaluer les résultats: considérez la performance nette, les taux de réussite, le nombre de trades, les gains par trade, le nombre de positions perdantes consécutives, la plus grosse perte, le plus gros gain, le gain moyen ou perte moyenne, le drawdown, et la distribution des gains pour la volatilité.
  • Sur-optimiser et ajuster le système aux données: votre système va très bien fonctionner sur période donnée ou un échantillon de donnée précis, mais plus dans les autres cas.
  • Ne pas questionner le système
  • Ne pas tester avec suffisamment de données ou de marchés
  • Ne pas tester une dernière fois sur des nouvelles données
  • Ignorer les commissions et le slippage

Chapitre 14 – Utiliser un plan de money management

Le trading est souvent comparé et confondu avec les paris, les jeux d’argent et le casino. Il existe néanmoins un point commun entre un bon parieur et un bon trader: ils savent tous les deux comment évaluer le risque et agir en fonction.

La principale différence entre un trader gagnant et un trader perdant se joue généralement au niveau du money management, c’est-à-dire de leur gestion d’argent. Un bon système peut vous impressionner, mais ce qui fera la différence au final c’est votre capacité avec votre money management pour vraiment gagner et éviter de tout perdre d’un coup bêtement!

Entrer et sortir au bon moment sur un trade est important, mais gérer votre risque correctement l’est encore plus. Un bon money management vous permet de continuer même si vous essuyez une grosse perte ou une série de pertes. Savoir garder vos pertes plus faibles que vos gains est crucial! Vous devez tout faire pour préserver votre capital. Et au départ, le plus important est combien vous conserver plutôt que combien vous gagnez.

Un bon plan de money management comprend:

  • Combien risquer en général
  • Combien risquer par position
  • Quand risquer plus
  • Combien de capital total risquer à n’importe quel moment
  • Quand tout arrêter
  • Comment choisir la taille de chaque position
  • Comment pyramider correctement
  • Comment définir les niveaux d’entrée et de sortie intelligemment en fonction du marché et du niveau de risque

Une fois que vous avez couvert tous ces éléments essentiels de votre plan de money management, vous devez vous y tenir, quand tout va bien et quand tout va mal. Ne vous faites pas influencer par vos derniers trades et assurez vous d’être suffisamment capitalisé.

À l’arrivée pour gagner il suffit tout simplement que:

(« Votre pourcentage de trades gagnants » x « La taille moyenne de vos gains ») > (« Votre pourcentage de trades perdants » x « La taille moyenne de vos pertes »)

Chapitre 15 – Paramétrer le risque et créer un plan de money management

Pour paramétrer votre risque, vous devez vous assurer que vous avez suffisamment de capital avant de démarrer et d’appliquer votre stratégie. Et ce capital doit être constitué UNIQUEMENT d’argent que vous pouvez vous permettre d’investir, il ne doit pas normalement servir à payer vos dettes ou vos factures habituelles.

La meilleure approche mentale à avoir est de penser défensivement et pas offensivement. Mettez tout en place pour vous protéger et protéger votre capital avant même de penser à faire des gains.

Pour déterminer votre risque par trade, la méthode la plus courante est de risquer seulement un pourcentage fixe de votre capital total pour chaque position. 5% est un bon début mais ce paramètre est aussi fortement lié à la taille de votre position.

Donc établissez d’abord le montant maximum que vous êtes prêt à perdre par position, ensuite déterminez où votre stop doit être placé et enfin calculez le nombre de contrats sur lequel vous pouvez opérer. Si le risque est trop important, alors passez votre chemin!

Toujours dans une optique de gestion du risque, il est important de ne pas avoir trop de positions qui sont corrélées ou se déplacent ensemble comme dans un même secteur industriel par exemple.

Une technique à votre disposition pour entrer progressivement sur une position s’appelle le pyramidage. Elle consiste à avoir le plus de contrats au départ et ensuite si la position se déroule correctement de l’agrandir en ajoutant de moins en moins de contrats.

Pour finir, voici quelques règles importantes à respecter avec votre money management:

  • Établissez une limite de pertes maximales par jour, par semaine ou par mois par exemple où vous arrêtez tout si vous l’atteignez.
  • Ne faites pas de moyennage à la baisse, c’est-à-dire l’inverse du pyramidage, en augmentant votre position si elle se déroule contre vous.
  • Surveillez constamment et régulièrement votre niveau de risque.
  • Soldez vos positions perdantes en premier et conservez vos positions gagnantes.
  • Prenez seulement des trades avec un ratio risques / gains acceptable.
  • Restez discipliné tout le temps.

Chapitre 16 – La discipline: la clé du succès

Beaucoup de personnes en bourse savent ce qu’il faut faire et ne pas faire, malheureusement la bonne performance n’est pas au rendez-vous car elles n’ont pas la discipline pour faire les bonnes choses.

Le succès demande de la discipline:

  • Pour attendre le bon moment: vous devez être patient et rester inactif jusqu’à ce que la bonne opportunité se présente.
  • Pour ne pas faire d’overtrading: vous améliorerez votre performance en opérant sur moins de positions et en vous focalisant sur le bon timing.
  • Pour mettre au point, tester et suivre un système de trading
  • Pour établir et suivre des règles de trading: si vous accusez des pertes, c’est probablement parce que vous ne suivez plus vos règles, c’est donc le moment de les regarder de nouveau de très près.
  • Pour créer et suivre votre plan de trading
  • Pour faire votre travail de préparation
  • Pour suivre vos paramètres de money management
  • Pour définir vos limites de perte: peu importe la taille de votre capital (même très petit!), n’ignorez pas votre money management qui est là pour tous les cas de figures et toutes les situations.
  • Pour sortir d’une position: rappelez-vous que c’est ok de perdre un peu de temps en temps, vous ne pouvez pas gagner avec chaque position. Les pertes font partie du jeu malheureusement. Quand les conditions sont présentes, sortez de votre position et n’essayez pas de vous persuader du contraire.
  • Pour conserver une position gagnante
  • Pour travailler sur vos erreurs
  • Pour contrôler vos émotions comme la peur, l’avidité, l’espoir, la revanche et l’arrogance

Connaitre vos défauts et vos erreurs ne suffit pas, vous devez aussi avoir la discipline de travailler dessus. Alors comment faire?…

La meilleure façon de démarrer est d’établir une liste de vos faiblesses et ensuite de travailler sur chacune d’elle, une par une en commençant par les plus faciles à résoudre.

D’autres solutions complémentaires comprennent par exemple:

  • Traiter votre trading comme un business
  • Demander à quelqu’un de vous surveiller pour que vous restiez sur le droit chemin
  • Établir des objectifs réaliste et analyser votre performance régulièrement (pas fréquemment!)
  • Garder votre plan de trading toujours visible et à portée de la main

Chapitre 17 – Les dangers de l’overtrading

Le trading coute cher alors il est important d’être sélectif pour préserver au maximum le capital de départ avec notamment les commissions et le « slippage » (délai pour l’exécution des opérations et spread entre cours d’achat et de vente)!

La diversification peut avoir des avantages comme réduire le risque, mais le fait de rester focalisé sur un seul marché ou une petite sélection de titres est ce que font la plupart des traders professionnels. Il est facile de tirer sur tout ce qui bouge en opérant sur beaucoup de marchés. Gérer ses entrées et sorties sur de nombreuses positions devient particulièrement délicat.

Il est plus judicieux de vous spécialiser sur un marché ou des opportunités que vous connaissez bien en gardant les choses simples. En opérant sur un horizon de temps plus long, avec des niveaux d’entrée et de sortie clairement établis et le capital nécessaire, il devient plus facile de gérer un plus grand nombre de positions en parallèle.

Il existe deux type d’overtrading: émotionnel et environnemental.

L’overtrading émotionnel:

  • Pour l’excitation: comme avec le casino ou le loto, c’est l’addiction au jeu!
  • Pour la peur de rater un mouvement: il y a des moments où il vaut nettement mieux ne rien faire plutôt que de chercher de belles opportunités qui ne sont pas présentes.
  • Pour rattraper une erreur: après une grosse perte ou une série de pertes, le mieux est de respecter les limites de votre money management et passer à autre chose en acceptant vos pertes.
  • Pour la revanche: généralement pour récupérer une perte, mais le trading n’est pas un événement d’une journée. Avec de la chance, tenir une mauvaise position ou une position perdante peut parfois marcher. Mais le trading n’est pas une question de chance! Vous devez faire les bonnes choses régulièrement, en acceptant une perte quand elle se produit pour continuer de l’avant.
  • Pour revenir doucement avec le scalping: vous pouvez être tentés après une grosse perte d’essayer de l’effacer avec de nombreux petits gains en abandonnant votre stratégie. Sur la longueur, même une grosse perte n’est pas si importante que ça, donc n’essayez pas de sortir trop prématurément d’une position gagnante.
  • Pour l’ego: après des pertes en pensant que le marché s’acharne sur vous ou après une série de gains en pensant que vous êtes invincible. Les pertes seront toujours présentes, il faut les accepter et les minimiser. Et vous ne serez jamais plus fort que le marché, alors dans les deux cas, c’est un bon moment pour faire un break et revenir plus tard.

L’overtrading environnemental:

  • Pendant un trading range étroit et sans volume: ce n’est pas le moment d’être particulièrement actif. Privilégiez plutôt les forts mouvements en tendance.
  • À cause d’internet: pouvoir opérer n’importe quand, depuis n’importe ne constitue pas une invitation à faire n’importe quoi. Vous devez rester sélectif et ne pas agir pour l’excitation.
  • La pression du broker: gardez à l’esprit que l’objectif principal d’un broker est de générer des commissions donc ne le laisser pas prendre VOS décisions car sinon il sera le seul gagnant dans l’opération.

Chapitre 18 – Le côté intérieur du trading: garder un esprit clair

Il est très important en trading de garder un esprit clair et de contrôler vos émotions. Le trading est déjà particulièrement difficile et c’est encore pire si vous commencez à être distrait par vos problèmes personnels, le stress, des pertes, etc.

Si vous faites une erreur, sortez de votre position, changez-vous l’esprit et pensez à votre prochaine position.

Vous allez souvent être confronté à des dilemmes et des pensées contradictoires. L’hypnose peut apporter des solutions comme en vous imaginant en train de surfer sur les marchés, en ressentant chaque creux et sommet. Vous devez arriver à contrôler vos émotions au point où personne ne devrait être capable si vous êtes en pertes ou en gains.

En cas de pertes, il est de votre devoir d’accepter votre responsabilité sans blamer le reste de la planète. Faire une pause dans une telle période est généralement très bénéfique aussi! Une autre solution est de prendre du recul en imaginant que vous êtes en train de vous regarder pendant que vous agissiez, comme si vous étiez spectateur pour regarder la situation avec un oeil nouveau et extérieur.

Voici maintenant les traits de caractère qui peuvent venir influencer votre comportement en bourse:

  • L’espoir: c’est un signe de problème qui arrive, si par exemple vous refusez d’admettre une position perdante ou si vous avez des attentes trop élevées pour un gain. Acceptez votre erreur et soldez votre position.
  • L’obstination: pas la peine de vous entêter, la flexibilité est un atout en trading. Vous devez être capable de changer d’avis quand les conditions de marché changent.
  • L’avidité: c’est la cause de l’overtrading, d’une mauvaise discipline, et d’un mauvais money management. Ne cherchez pas l’énorme gain avec chaque position. Vous ferez beaucoup mieux avec des gains plus modestes, mais plus réguliers.
  • Essayer de presser un rocher pour faire sortir de l’eau: essayez de tirer le plus possible d’une position, mais ne vous obsédez pas sur un nombre ou une zone en particulier. Si vous savez que c’est le moment de sortir mais que vous n’avez pas le tarif souhaité, sortez quand même!
  • L’arrogance: ce trait est présent avant de débuter et après une série de gains. Revoyez régulièrement vos paramètres de gestion du risque, restez humble et gardez des objectifs réalistes.
  • La peur: ça peut être la peur d’appuyer sur la gâchette, de perdre de l’argent, de redonner une partie des gains, de rater un mouvement… dans ce cas, le trading n’est peut-être pas fait pour vous.
  • La colère: quand les marchés et l’univers « s’acharne sur vous », vous feriez mieux de canalisez votre énergie sur une activité plus productive pour vous remettre en question et vous améliorer.

Quand tout va mal, faites une pause, prenez de la distance avec la bourse et ensuite revenez aux bases 😉

Mon avis sur le livre

Points forts

  • Un livre particulièrement complet qui aborde quasiment tous les aspects pour réussir en bourse.
  • Les 3 piliers de la réussite en bourse que sont la méthode, le money management et le mental sont clairement couverts en détails pour apporter une solution d’ensemble cohésive et en apportant suffisamment d’importance aux 2 derniers piliers.
  • La progression dans le livre est bien faite pour qu’un débutant évolue correctement et efficacement.

Points faibles

  • Ma plus grosse critique et de loin sur ce livre: il y a BEAUCOUP TROP de répétitions! Pour être franc, de tous les livres de bourse que j’ai lus, c’est celui que j’ai eu le plus de mal à finir. Le livre contient 464 pages et il aurait pu en faire seulement 200 sans rien perdre du tout comme contenu. Les longueurs ne proviennent pas de nombreux exemples qui n’apportent pas grand chose, mais vraiment de nombreux concepts qui sont répétés des dizaines de fois au travers du livre.
  • Le livre manque aussi de stratégies plus concrètes pour aborder réellement les marchés mais il se veut plus un livre complet sur l’ensemble plutôt que sur des applications pratiques spécifiques.
  • Je suis en désaccord avec plusieurs points exposés par Marcel Link sur certaines croyances comme je l’ai souligné au travers de notes dans les différentes parties de la chronique.

Vous aimerez aussi...

2 réponses

  1. image Yves dit :

    Voilà un livre que j’avais hésité à acheter mais maintenant je vais le commander. Merci Ben.

  1. 14/09/2016

    […] La partie précédente avec le coût d’apprentissage en bourse, établir des objectifs réalistes et équilibrer les règles du jeu entre particulier et pro se trouve ici: « Trading gagnant: Mettez toutes les chances de votre côté (1/5) » […]